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Les taux d’intérêt hypothécaire vont monter. Comment éviter la hausse?

Photo: Istock

Si vous pensez devenir propriétaire prochainement, ce serait une bonne idée de «bloquer» un taux d’intérêt pour votre éventuelle hypothèque avant que les taux n’augmentent.

Et comment on fait ça?

En obtenant une pré-approbation hypothécaire, qu’on appelle aussi «pré-qualification», auprès d’une banque ou d’une caisse. L’institution financière, après l’étude de votre situation, vous fournira une lettre attestant qu’elle accepte de vous prêter un montant donné pour l’achat d’une maison, d’une copropriété ou d’un duplex.

L’avantage de la pré-approbation hypothécaire, c’est de vous prémunir contre la hausse des taux d’intérêt. Et cela s’en vient, a récemment prévenu la Banque du Canada.

En ayant une pré-approbation hypothécaire en main, le taux d’intérêt auquel vous prêtera la banque ou la caisse lorsque vous passerez chez le notaire pour officialiser votre achat est coulé dans le béton. Et il n’augmentera pas durant la période de validité de la pré-approbation.

Dans un marché de vendeurs comme celui qu’on connaît depuis plusieurs mois maintenant, être pré-qualifié démontre votre sérieux et rassure le vendeur quant à vos moyens d’acheter sa propriété. Il faut savoir que la durée de la pré-qualification est généralement de 90 ou de 120 jours, renouvelable sur demande.

Demander une pré-approbation hypothécaire pourrait aussi vous faire économiser des milliers de dollars sur la durée de vos prêts, en tenant compte de l’amortissement avant que votre home soit entièrement payé. Parlez-en à vos parents, qui se souviendront certainement des intérêts de 22-23% qu’ils ont payés dans les années 1980! Comparez les taux récents avec celui de l’époque de vos parents ou de grands-parents ici.

Mieux encore: vôtre taux baissera si les taux diminuent d’ici la signature des contrats. Vous êtes donc gagnant dans tous les cas.

Gardez le montant pour vous!

La pré-qualification pourrait même faire en sorte que votre offre passe devant une offre concurrente, puisqu’elle atteste de vos moyens. Attention toutefois à ne pas montrer ce document au vendeur.

«Je conseille toujours à mes clients de demander deux versions de la lettre de pré-approbation, dit le courtier Robert St-Germain, qui travaille dans l’immobilier depuis 25 ans, en entrevue à Métro. Une pour eux et pour moi, avec le montant du prêt autorisé, et une autre, sans montant, qui sera remise au vendeur. Cela protège mes clients des contre-offres trop gourmandes. En voyant jusqu’où ils peuvent aller, le vendeur connaît leur marge de manœuvre.»

Autre avantage de la pré-approbation: en étudiant votre situation, votre prêteur établira vos limites financières. Vous aurez ainsi l’heure juste sur le prix que vous êtes en mesure de payer en fonction de votre mise de fonds et de votre capacité d’emprunt. Cela vous évitera de «tomber en amour» avec un logis trop cher pour votre budget. M. St-Germain explique d’ailleurs qu’il faut se garder une marge de manœuvre pour toutes les dépenses consécutives à l’achat d’une propriété: droits de mutation, travaux divers, aménagement, décoration.

Presque toutes les institutions financières vous permettent d’obtenir votre pré-approbation en ligne, alors c’est simple. Par contre, si votre dossier est complexe ou votre situation financière est serrée, mieux vaut passer par un courtier hypothécaire. Des fois, l’expérience d’un courtier peut éviter un refus.

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