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Des étudiants craignent de perdre une année d’études

Des étudiants craignent de perdre une année d’études
Photo: Archives MétroTeacher showing inkblot paintings to student

Les finissants en psychologie des universités québécoises risquent de voir leur diplomation repoussée d’un an en raison d’un boycott annoncé mardi par les psychologues du réseau public.

L’Association des psychologues du Québec (APQ), qui représente 1500 psychologues, dont une grande partie oeuvre dans le réseau public, prévoit boycotter dès cet automne le processus de sélection des programmes de stages et d’internat obligatoires pour l’obtention du diplôme de psychologue. Ils veulent ainsi faire pression sur le gouvernement Couillard afin qu’il prenne en compte leurs revendications relatives à la pénurie de psychologues dans le réseau public.

«Les risques sont majeurs pour les étudiants, a commenté Pascale Brodeur, présidente par interim de la Fédération interuniversitaire des doctorants en psychologie (FIDEP). On s’endette déjà en fin de parcours doctoral, parce qu’on n’a plus de prêts et bourses du gouvernement, et que nos stages sont non rémunérés. Ce serait très lourd d’arriver un an plus tard sur le marché du travail.»

L’internat, constitué d’un an de travail à temps plein, s’effectue généralement dans le réseau public. Si les psychologues qui doivent sélectionner et encadrer les stagiaires poursuivent leur boycott, ce sont les stages de 2016-2017 qui sont en péril.

Si elle n’est pas à l’aise avec le fait que les étudiants soient ainsi pris en otage, la FIDEP n’en soutient pas moins les revendications de l’APQ. «À la source du problème sont les décisions de gouvernement, qui ne met pas d’argent dans les services psychologiques», a indiqué Mme Brodeur.

L’APQ revendique une hausse des salaires des psychologues du réseau public de 10%. «Les psychologues quittent pour le privé parce que leur salaire est sous-évalué depuis des années par le Comité d’équité salariale, a pour sa part justifié Charles Roy, président de l’APQ. Les citoyens écopent parce qu’ils ont de la difficulté à accéder aux services.»

Joanne Beauvais, l’attachée de presse du ministre de la Santé Gaétan Barrette, n’a pas voulu commenter les revendications de l’APQ, soulignant que les discussions sont toujours en cours avec les psychologues en vue du renouvellement de leur convention collective. «On trouve dommage que les étudiants se trouvent potentiellement pénalisés», a dit Mme Beauvais.

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