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N'en dévoilez pas trop

Ce jour-là, Jean Corbeil n’en croyait pas ses yeux. La Mazda MX-5 ayant à peine trois ans qu’il avait mise en vente dans les petites annonces internet intéressait un… Britannique. Heureusement pour lui, la transaction n’a jamais eu lieu. Car l’acheteur d’outre-mer qui, soit dit en passant, était disposé à verser le prix demandé sans négocier, spécifiait qu’il souhaitait payer par traite bancaire. Après quelques échanges de courriels qui lui ont éventuellement paru trop louches, M. Corbeil a laissé tomber les pourparlers.

Grand bien lui en prit puisqu’en fait de virement monétaire, il se serait plutôt fait… voler ses informations bancaires. La Corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec (CCAQ) met régulière­ment ses membres en garde contre des propositions d’achat provenant de la Côte d’Ivoire. Ces propositions prennent la forme d’un courriel plein de fautes d’orthographe qui explique que «l’acheteur» souhaite transiger de bonne foi… et par virement bancaire.

Les voitures qui suscitent cet intérêt à l’étranger sont généralement des voitures de luxe dont «l’acheteur» (qui se fait passer pour un médecin ou un homme d’affaires) ne négocie pas le prix. Si des documents tels que des relevés d’emploi ou un permis de conduire sont présentés, ceux-ci ont toute apparence de validité.

À l’égard de ce type de courriels, la règle d’or est de ne jamais, au grand jamais, divulguer ses informations bancaires. La CCAQ va même plus loin en recommandant à ses membres d’ignorer totalement les offres de transfert en provenance d’autres pays. «En réalité, et dans la majorité des cas, ce sont des tentatives de fraude contre nos entreprises», dit Jean Cadoret, responsables des relations publiques.

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