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Les berlines intermédiaires de l'heure s'affrontent

Vous savez ce qui est le «top» pour un journaliste automobile?  Pouvoir essayer des véhicules concurrents le même jour, sur les mêmes routes, et dans les mêmes conditions. C’est là, et seulement là, que les vraies affaires sont dites !

Quand on passe d’une voiture à une autre et qu’on malmène les véhicules sur des routes de campagne, voire sur une piste, on découvre que, finalement, une telle est mieux insonorisée, qu’une telle a la meilleure direction, qu’une telle autre dispose de la motorisation la plus douce, etc. Rien de mieux que d’ouvrir portière après portière, de rabattre banquette après banquette, d’examiner coffre après coffre, de comparer les positions de conduite et la tenue de route, pour en arriver à des conclusions quant à la meilleure voiture de la catégorie.

C’est ce que nous avons fait avec les neuf berlines intermédiaires les plus populaires de l’heure (avec moteur quatre cylindres), armée d’une grille complète d’évaluation : allure extérieure, finition, habitacle, confort et insonorisation, commodités, visibilité, motorisation, suspension et direction, accélérations et tenue de route… Surprise : ce n’est pas une japonaise qui remporte la palme… mais une américaine! Voici pourquoi.

Notre numéro 1 : Ford Fusion
Avec 220 points

Nous aimons la Ford Fusion pour sa conduite solide et mature, son habitacle de grande classe si facile à apprivoiser et son système de navigation, parmi les plus simples à utiliser de toute l’industrie. Son allure contemporaine fait encore sa marque, son système de communication Sync est exclusif et l’insonorisation est excellente. Il ne lui manque qu’une transmission à mode manuel (d’ailleurs, la boîte automatique se cherche un peu durant les accélérations). Sinon, un gros, gros bravo pour l’ensemble de l’Å“uvre.
Quoi : 4 cylindres de 2,5 L pour 175 chevaux, boîte automatique 6 rapports.
Version mise à l’essai : SEL, 32 754 $

2. Mazda6
Avec 218 points

Bien que sa génération actuelle soit avec nous depuis déjà deux ans, la Mazda6 demeure la plus captivante à conduire des berlines intermédiaires. Même avec son «petit» quatre cylindres, elle se fait dynamique, et sa direction communique bien avec la route. La suspen-sion est la plus ferme du lot et donc, à nos yeux, la plus intéressante. Sur la piste de Sanair en Montérégie, la voiture tient le haut du pavé et fait paraître les Malibu, Sonata et alouette comme de la guimauve. On lui reproche par contre un tableau de bord chargé et une finition moyenne.
Quoi : 4 cylindres de 2,5 litres pour 170 chevaux, boîte automatique 5 rapports.
Version mise à l’essai : GT, 32 390 $

3. Hyundai Sonata
Avec 211,5 points

Quelle allure extérieure, que celle de la nouvelle Hyundai Sonata! Vous ne lui trouvez pas une ressemblance avec les Mercedes? Et l’habitacle est magnifique – le plus réussi du groupe. Mais ne cher­chez pas les limites de la voiture, car vous allez les trouver. Si la conduite est légère et facile, elle man­que de profondeur et la suspension travaille beaucoup sur les cahots. L’insonorisation gagnerait à être améliorée et les pneus Kuomo ne rendent pas justice au véhicule. Sinon, la nouvelle Sonata est offerte bien équipée et à un prix d’enfer – assurément le meilleur rapport qualité-prix de la catégorie.
Quoi : 4 cylindres de 2,4 litres pour 198 chevaux, boîte automatique 6 rapports.
Version mise à l’essai : Limited, 28 999 $

4. Volkswagen Passat
Avec 201,5 points

La seule allemande du lot se démarque par un habitacle de classe et un mo­teur turbo à injection di­recte palpitant à faire réagir (même si lent au démarrage, merci à cette superbe transmission à embrayage direct). Le contact avec la route est d’un bel aplomb, le frei­nage est très réactif et le comportement en piste est sable, très stable. La Volkswagen Passat se place dans une catégorie à part, mais elle perd des points au niveau de ses commandes nébuleuses, son allure vieillissante (la dernière génération re­monte à 2006) et son prix d’étiquette décidément très élevé.
Quoi : 4 cylindres turbo 2,0 litres pour 200 chevaux, boîte à embrayage direct 6 rapports.
Version mise à l’essai : Highline, 41 100 $

5. Subaru Legacy
Avec 200,5 points

Seule voiture de notre match comparatif à s’offrir avec la traction intégrale, la Subaru Legacy est offerte avec une transmission CVT qui n’est pas aussi désagréable qu’on pourrait le croire, grâce aux palettes des vitesses qui montent au volant. La suspension à triangulation rebondit plus que souhaité, mais elle se replace toujours de manière prévisible. La berline pêche néanmoins par une allure extérieure anonyme et un habitacle beaucoup trop simpliste. – Elle est celle qui, de tout le groupe, s’est présentée en version vraiment de base et avec le prix le plus bas.
Quoi : 4 cylindres de2,5 litres pour 170 chevaux, boîte CVT.
Version mise à l’essai : PZEV, 26 395 $

6. Honda Accord
Avec 199 points

Elle perd de sa supréma­tie, la Honda Accord. Pourtant, la berline avait l’habitude de remporter les matchs comparatifs… C’était jusqu’à l’arrivée de cette nouvelle génération, pour laquelle on peut presque parler de déception. Le style extérieur est raté avec le coffre qui semble rapporté, l’habitacle est terne, les comman­des sont disposées sans retenue ni logique… Heureusement, l’habitacle est parmi les plus vastes – et le coffre aussi. La souples­se et la douceur de la motorisation sauvent la mise, de même que la solide et rassurante tenue de route. On doit cependant composer avec une archaïque boîte automatique cinq rapports sans mode manuel. Et croyez-le ou non, la banquette se rabat d’un seul bloc, monopolisant toutes les places arrière…
Quoi : 4 cylindres de 2,4 litres pour 190 chevaux, boîte automatique 5 rapports.
Version mise à l’essai : EX-L Navi, 32 790 $

7. Toyota Camry
Avec 194,5 points

Une chose est sûre, ce n’est pas l’excitation qui étouffe avec la Camry! La prestation intérieure est bonne et la motorisation est douce, mais la suspension travaille beaucoup sur les cahots. L’ensemble est certes facile à apprivoiser et les sièges avant sont très confortables, mais nulle part on ne retrouve ce petit «waow» – peut-être parce que l’impréci­sion de la direction nous force à constamment la corriger.
Quoi : 4 cylindres de 2,5 litres pour 179 chevaux, boîte automatique 6 rapports.
Version mise à l’essai : SE, 30 885 $.


8. Chevrolet Malibu
Avec 190,5 points

En 2008, la Chevrolet Malibu remportait le titre nord-américain de Voiture de l’année, devant la Honda Accord. Mais depuis, la concurrence s’est tellement affinée que la berline de Chevrolet fait maintenant piètre figure. Ses plus grands défauts : une con­duite molle et anesthésiante, de même qu’un revêtement intérieur de plasti­que trop bon marché et mal assemblé. Le dégagement aux têtes est limité à l’ar­rière, et si le coffre est grand, son ouverture l’est trop peu. Le large rayon de braquage handicape les manÅ“uvres de station­nement, et la transmission est décidé­ment paresseuse. Qui plus est, la Malibu est celle qui, de notre comparaison, souffre de la plus petite puissance – la voiture n’est pourtant pas un poids plume…
Quoi : 4 cylindres de 2,4 litres pour 169 chevaux, boîte automatique 6 rapports.
Version mise à l’essai : LT platine, 30 145 $

9. Nissan Altima
Avec 157,5 points

La Nissan Altima, la doyenne de ce match comparatif, vient prouver qu’en un seul cycle de vie automobile, on en accomplit, des pas de géant. Grandement encensée à son arrivée sur le marché en 2007, la berline japonaise n’est plus qu’une ombre chez les intermédiaires d’aujourd’hui. Son style a pris de l’âge au dehors comme au dedans, et elle est la seule de notre groupe d’intermédiaires à ne pas proposer le volant télescopique. Sa direction est imprécise, sa motorisation manque de raffinement et sa conduite est sans substance. Vivement une nouvelle génération!
Quoi : 4 cylindres de 2,5 litres pour 175 chevaux, boîte CVT.
Version mise à l’essai : 2.5S, 30 683 $

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