Fiat 500: la belle nostalgie italienne
On l’attendait avec impatience, et la voilà : la Fiat 500 a fait son entrée ce mois-ci dans les nouvelles annexes concoctées par une vingtaine de concessionnaires Chrysler au Québec. Sa version de base coûte 15 995 $, et si c’est davantage que la plupart des sous-compactes, ça a le mérite d’inclure le groupe électrique, les rétroviseurs chauffants, l’ordinateur de bord et, Dieu merci, le chauffe-moteur.
Sur papier, la petite deux portes à quatre places n’est pas la plus vigoureuse en ville. Sa mécanique n’est pas des plus raffinée non plus : on entend des claquements au démarrage, et les accélérations ne sont pas onctueuses. Cela dit, parce qu’elle pèse à peine un millier de kilos et que ses roues sont bien campées aux quatre coins, la Fiat se démène plus agilement qu’on aurait pu s’y attendre. Elle n’a pas le zeste de la Mini – qui pèse 200 kg -, mais sa tenue de route est solide, tant sur les chemins montagneux qu’à grande vitesse sur l’autoroute.
Évidemment, c’est la boîte manuelle cinq vitesses qui délie le mieux la petite puissance, même s’il faut faire révolutionner le moteur et si l’embrayage, très haut, a tendance à faire glisser les rapports. Parce qu’elle s’offre avec le mode manuel, la boîte automatique six rapports ne vient pas nécessairement ternir l’expérience, mais le conducteur qui veut rétrograder doit s’habituer à tirer, plutôt qu’à pousser le levier.
La suspension arrière laisse à peine deviner la sécheresse de sa poutre de torsion. De fait, l’amortissement de la Fiat «américaine» est plus sage que celle du modèle qui roule en Europe depuis quatre ans, sans toutefois tomber dans le mollasson. Les adaptations «américaines» comprennent une structure plus robuste et une insonorisation améliorée. Il aurait cependant fallu plus de matériel isolant pour réduire les bruits de vent qui envahissent la cabine.
Cette dernière est par ailleurs très agréable, avec ses matériaux de qualité, sa finition serrée et son plastique lustré de la même couleur que la carrosserie. Les commandes sont faciles à atteindre et à comprendre, et les sièges (les nôtres étaient de cuir) sont confortables en plus d’avoir l’avantage d’être livrés en plusieurs styles et couleurs. Le volant n’est pas télescopique, mais même s’il l’était, il ne pourrait pas aller bien loin…
Quelques critiques : l’espace habitable est restreint, la vision latérale gauche est nulle, et les deux places à la banquette sont minimalistes.
Fiche technique
Sous-compacte deux portes, quatre places
- Moteur : quatre cylindres 1,4 litre MultiAir
- Performances : 101 chevaux, 98 lb-pi
- Boîtes : manuelle cinq vitesses, auto six rapports
- Consommation combinée annoncée : manuelle : 5,9 L/100 km; automatique : 6,5 L/100 km
- Direction : électrique
- Suspension : poutre de torsion (arrière)
- Roues : 15 et 16 pouces
- Cargo : 269 litres (banquette rabattue : 852 litres)
- Poids : 1 074 kg (1 106 kg, boîte auto.)
- Construction : Toluca, Mexique
- Chez les concessionnaires Chrysler : février 2012
- Prix : à partir de 15 995 $
- Concurrence : Scion IQ, Smart ForTwo, Mini Cooper et autres sous-compactes