Mobilité

Nouvelle génération de Lexus ES: une sixième hybride, mais…

Photo: Dewhurst Photography

C’était inévitable : un véhicule Lexus sur cinq vendu au Canada est hybride. Pas étonnant que la gamme ES voie débarquer, pour la nouvelle génération qui s’amène, une variante à propulsion essence-électricité. Mais…

Mais… vous n’en voudrez pas, de cette berline hybride – la sixième à débarquer chez Lexus.

Est-ce sa puissance réduite? Après tout, même avec l’apport électrique, le quatre cylindres de 2,5 L emprunté à la Toyota Camry Hybrid ne développe que 200 chevaux. C’est pas mal moins que les 268 chevaux produits par la consœur ES350 (qui, en ce passage générationnel, conserve son V6 de 3,5 L).

Est-ce le poids supplémentaire des batteries, logées derrière la banquette et qui, faut-il le souligner, réduisent du quart l’espace dans le coffre? Est-ce cette transmission CVT qui, si elle offre le mode manuel au levier, n’a pas le bonheur des passages au volant? À moins que ce ne soit ce freinage, dont la pédale dure et difficile à doser nous rappelle les hybrides du début du millénaire…

Toujours est-il que la tenue de route de la ES300h paraît vraiment moins solide que celle de sa consœur, la ES350. Et que sur les chemins qui traversent les vignobles de l’Oregon, c’est cette dernière qui est la meilleure.

Une grande routière

Une grande routière que cette nouvelle génération de ES350. Si ses accélérations ne sont pas endiablées, elles ont le mérite d’être souples et de suffire à la tâche, transigées qu’elles sont par une boîte automatique (toujours à six rapports) tout à fait transparente.

Tant l’hybride que la non-hybride proposent la sélection de conduite, avec une molette qui permet les modes Eco, Normal et Sport. En théorie, c’est bien beau, mais dans la vraie vie, on est vite agacé d’avoir à batailler avec l’accélérateur et on engage donc le mode Sport de manière définitive.

La consommation en carburant? Quelques heures d’essai principalement sur grande route avec l’hybride, puis avec la non-hybride, nous ont fait afficher 7,6 L/100 km avec la première contre 8,6 L/100 km pour la seconde. La différence d’un litre n’a rien de la légendaire mer à boire, mais il est vrai qu’il aurait fallu une conduite plus urbaine pour vraiment avantager la ES300h.

Design qui en jette
Même si ça n’est pas transmis à la conduite, la nouvelle génération de Lexus ES compte sur une allure extérieure qui en jette. Cette calandre en sablier fait peut-être réagir les plus conservateurs, mais avouez que ça sort de l’ordinaire.

Autre modification digne de mention : l’empattement s’étire de 45 mm, pour davantage de dégagement aux jambes arrière. Le coffre y gagne aussi (maintenant à 433 L pour la variante non hybride), mais la banquette n’accepte toujours pas de se rabattre.

Sur le plan de la qualité des matériaux et de l’assemblage, c’est toujours aussi impeccable. Sur le plan technologique, mais pour les variantes haut de gamme seulement, la ES ajoute bien quelques nouvelles alertes, notamment celles des angles morts, des sorties de voie et de la circulation transversale.

Mais pas de quoi en faire tout un plat : ces aides à la conduite se démocratisent un peu partout, même jusque dans des berlines «populaires» comme la Nissan Altima…

Surtout, toujours pas de traction intégrale ni de banquette arrière chauffante (pourtant, des «petites» comme la Hyundai Elantra la proposent…). Certes, on accueille favorablement le nouveau volant chauffant et l’ouverture assistée du coffre, mais sinon, pas de grand bouleversement.

Sauf pour cette variante hybride… qui cependant ne convainc pas.

Un intérieur gériatrique
Dans l’habitacle de cette nouvelle Lexus hybride, les commandes tranchent avec la tradition : plutôt que de s’élever en hauteur, elles s’étirent sur toute la largeur du tableau de bord.
Et ces commandes, on ne peut les rater : les grosses roulettes et molettes sont faciles à apprivoiser et à manipuler. Un intérieur «gériatrique», a commenté un collègue…

***

POUR

  • Habitacle impeccable
  • Grande routière
  • Beaucoup plus de dégagement aux jambes arrière
  • Style qui en jette – tant pis pour les plus conservateurs!

CONTRE

  • Variante hybride qui ne convainc pas.
  • Le cuir n’est plus de série.
  • Toujours pas de traction intégrale
  • Pas de banquette chauffante à l’arrière

***

Fiche technique de Lexus ES350 et 300h 2013 :

  • Berline intermédiaire de luxe
  • Moteur 1 (hybride) : quatre cylindres de 2,5 L, 200 chevaux
  • Transmission : CVT
  • Moteur 2 : V6 de 3,5 L de 268 chevaux
  • Transmission : séquentielle à six rapports
  • Suspension : indépendante
  • Direction : électrique
  • Consommation (annoncée) : Hybride : 4,7 L/100 km (ville) – 5,1 L/100 km (autoroute) V6 : 9,9 L/100 km (ville) – 6,4 L/100 km (autoroute)
  • Prix : pas encore dévoilé
  • Arrivée chez les concessionnaires d’ici quelques semaines

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