Porsche Boxster: l’essence du modèle sport
Essai. Les Porsche ont encore la cote. En fait, si on en juge par les réactions des gens de mon entourage alors que je circulais avec la Porsche Boxster, la voiture sport cabriolet germanique attire plus que jamais les regards.
Évidemment, on pourrait facilement croire que ma présence au volant y est pour quelque chose, mais je préfère conserver ma modestie!
Il faut dire que la Boxster a subi il y a quelques mois un changement radical. Au premier coup d’œil, on la reconnaît facilement, comme ç’a toujours été le cas chez Porsche. Les phares avant caractéristiques sont toujours en évidence, et le capot allongé aussi.
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Mais concrètement, cette Boxster est presque totalement renouvelée. La silhouette générale s’inspire des modèles classiques de la marque, ainsi que de versions plus modernes comme la spectaculaire 918. Avec de grosses prises d’air latérales et des arêtes de capot mieux définies, la nouvelle Boxster propose une personnalité plus solide et plus sportive que jamais.
Dans l’habitacle, même si les choses changent peu, on a aussi considérablement amélioré l’ergonomie. Ne cherchez pas plus d’espace ni de coffret de rangement, mais le cockpit est plus que jamais tourné vers le confort et la dextérité du pilote.
Ces changements esthétiques ont aussi permis de modifier l’équilibre de l’ensemble, d’allonger l’empattement et de mieux répartir le poids dans une proportion de 45/55 de l’avant vers l’arrière. Simplement exprimé, jamais la Boxster n’aura été aussi équilibrée et solide sur la route.
Même moteur, ou presque
Sous le capot, le même moteur à plat a, lui aussi, subi quelques améliorations, passant à 2,7 litres et à une puissance de 265 chevaux. Avec une voiture allégée de quelque 35 kilos (merci à l’usage de l’aluminium), vous aurez compris que la petite sportive s’élance désormais avec une vivacité qu’on ne lui connaissait pas.
Doublez ce moteur de la transmission PDK (qui est en fait une automatique à double embrayage dont le nom allemand nécessiterait presque tout l’alphabet), et vous aurez une petite bête athlétique et ronronnante.
Signalons aussi qu’on a considérablement amélioré la direction, utilisant pour ce faire la même technologie que dans la nouvelle Porsche 911. Le résultat n’est rien de moins que spectaculaire de précision et de sensations de conduite.
Cheveux au vent
Mais si on s’achète une Porsche Boxster, c’est d’abord pour le plaisir de rouler cheveux au vent. En quelques secondes, d’une simple pression du doigt, le toit de tissu se replie avec discrétion, laissant libre cours aux chauds rayons du soleil.
Il suffit alors de s’élancer, d’appuyer sur le bouton Sport plus qui régit à la fois le dynamisme de la voiture et la sonorité de l’échappement, et vous aurez l’impression de devenir un véritable pilote de course, tout cela sans pousser la machine avec trop d’insistance.
Malgré toutes ses qualités de sportive, la Porsche Boxster demeure une exception : elle n’a aucune prétention à devenir une voiture de tous les jours et exige bon nombre de compromis si on veut en faire un usage régulier.
Quand on veut conduire une petite sportive cabriolet cependant, elle survit plus que bien à la légende de la marque allemande et se pose même en exemple.
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Forces
- Design amélioré
- Habitacle axé sur le pilote
- Tenue de route sans reproche
Faiblesses
- Peu d’espace intérieur
- Usage limité
- Coût d’utilisation
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Fiche technique
- Prix : 57 500 $
- Type de carrosserie : Décapotable
- Passagers : 2
- Portes : 2
- Chargement : 280 L
- Puissance : 265 ch.
- Couple : 207 lb-pi
- Accélération : 0-100 km/h en 5,1 s
- Vitesse de pointe : 264 km/h
- Transmission : Automatique 7 rapports
- Entraînement : Propulsion
- Suspension : multibras
- Roue : 18 po
- Consommation Ville : 10,1 L/100 km
- Consommation Autoroute : 6,7 L/100 km
- Capacité du réservoir de carburant : 64 L
- Émission de CO2: 3 956 kg/an


