Subaru STI 2014: la petite bête civilisée
La Subaru STI est presque une icône dans son créneau. Véritable machine de guerre en rallye, la petite voiture a conduit bon nombre de pilotes sur les plus hautes marches du podium en compétition. Facile alors de s’imaginer qu’elle sera dévastatrice sur les routes, et qu’elle procurera les frissons les plus remarquables.
Mais voilà, il faut bien l’admettre, j’ai été déçu. Pas que la voiture ne soit pas performante, bien au contraire; elle se démène avec aisance sur les routes dans toutes les conditions. Et il faut bien avouer que la traction intégrale s’est montrée particulièrement efficace avec les accumulations de neige des derniers jours.
Malgré tout, il manquait LE grand frisson, celui qui nous donne l’impression de conduire une voiture unique. Peut-être suis-je biaisé cependant, car j’aimais beaucoup la STI d’ancienne génération, plus mécanique, plus violente dans ses réactions, moins aseptisée.
La version 2014 de la bête de rallye continue d’offrir des performances d’exception. Avec plus de 305 chevaux sous le capot, et une boîte de vitesse manuelle à 6 rapports courts d’une grande précision, la WRX STI remplit plus que ses promesses. Les accélérations sont vives, sans aucune doute, et les changements de vitesse s’effectuent avec une aisance toute sportive.
Mieux encore, puisqu’on parle de la bête de la route, la petite Subaru est aussi dotée d’un ensemble de commandes capables de régler la traction intégrale (elles déterminent notamment le pourcentage de couple transféré aux roues selon les besoins), et d’une molette réglant les modes sport, sport+ ou intelligent. Concrètement, on parle d’une réponse plus rapide de l’accélérateur et d’autres modalités rendant la conduite plus sportive.
Tout cela est sans aucun doute exceptionnel. Mais alors que j’avais l’ambition de dompter une bête féroce, la Subaru STI s’est finalement montrée plus docile que je ne l’avais anticipé. Même son physique, pas très loin de celui de sa sœur de base, la Subaru Impreza, n’est pas aussi extrême qu’on le souhaiterait. Il est vrai que je conduisais la version Tsurugi, un modèle exclusif au Canada qui nous prive de l’aileron surdimensionné qui caractérise la STI.
Sièges sport, conduite directe, accélération vive (on exécute le 0-100 en moins de 5 secondes), la Subaru STI a préservé ses ambitions sportives.
Mais l’espace limité à l’arrière, l’insonorisation plutôt ordinaire et le peu de passion que j’ai éprouvé à la conduire me feraient hésiter. En fait, plutôt que de payer les 41 000 $ pour la STI, je me contenterais probablement de la moins coûteuse mais agréable WRX, moins puissante mais possédant presque toutes les mêmes qualités.
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Forces
- Moteur puissant
- Transmission sportive
- Rouage intégral
Faiblesses
- Trop docile
- Mauvaise insonorisation
- Coût