Mise à niveau de la petite méconnue, la Classe B de Mercedes
La petite Classe B de Mercedes est avec nous depuis maintenant trois ans et, pourtant, elle demeure l’une des méconnues du marché automobile canadien. Peut-être en raison de son prix, qui atteint, voire qui dépasse les 30 000 $. Ou du fait qu’elle n’est toujours pas vendue aux États-Unis… Dommage, parce que malgré ses dimensions compactes, la «petite» cache de grands atouts.
Son principal avantage? L’habitabilité. Le dégagement aux jambes et à la tête est généreux, même à l’arrière, et une fois la banquette rabattue, c’est plus de 1 500 litres de chargement qui deviennent disponibles – amplement pour tout l’attirail familial.
Changements subtils
Pour 2009, la seule voiture qui ne soit pas à propulsion de toute la gamme Mercedes a cru qu’une mise à niveau était nécessaire. Entre vous et moi, les changements sont si subtils qu’on peut les énumérer en quelques lignes : nouvelle calandre, hayon retouché, nouveaux matériaux dans l’habitacle, nouvelles jantes de roue, essuie-glaces désormais sensibles à la pluie, connectivité Bluetooth et un système audio qui tient désormais compte de nos indispensables gadgets (iPod et clé USB). Notez, par contre, que le système de navigation n’est plus offert – trop peu de clients le réclamaient.
Charmante B200T
Pour le reste, rien n’a changé. À commencer par le moteur quatre cylindres de 2,0 L qui, en version de base (134 chevaux), peine à la tâche, avec des accélérations un brin bruyantes et laborieuses. Tentés par la boîte manuelle cinq vitesses? Ne succombez pas! Cette transmission souffre d’une pédale d’embrayage et d’un levier trop lâches pour vous faire sentir en contrôle.
La plus charmante version de la Classe B est indéniablement la B200T, qui hérite d’un turbo pour 190 chevaux et qui effectue le 0-100 km/h en moins de huit secondes. Sa boîte de prédilection : une manuelle six vitesses, qui se passe en douceur, dans une manÅ“uvre serrée et instinctive. C’est aussi avec cette version que la direction est à son meilleur – et que l’habitacle, avec ses touches d’aluminium ou de bois, se fait le plus invitant.
Dans l’ensemble, la Classe B est fort bien équipée. Avec un prix de départ à 29 900 $, on n’en demande pas moins… Elle propose de série toute la sécurité nécessaire, soit les six coussins gonflables, le système de stabilité et l’architecture «sandwich» – ce concept de construction positionne le conducteur plus haut que la moyenne, lui assurant une protection supplémentaire en cas de collision.
Fiche technique
– Compacte cinq portes, cinq passagers
– Moteur 1 : quatre cylindres 2,0 L
Performance : 134 chevaux, 136 lb-pi
0-100 km/h : 10,1 secondes
Consommation (L/100 km, ville-autoroute):
Man. : 9,2 L – 6,7 L
CVT : 9,2 L – 7,2 L
– Moteur 2 : quatre cylindres 2,0 L turbo
Performance : 193 chevaux, 206 lb-pi
0-100 km/h : 7,6 secondes
Consommation (L/100 km, ville-autoroute)
Man. : 10,3 L – 6,9 L
CVT : 9,5 L – 7,4 L
– Suspension : indépendante à l’avant, essieu rigide parabolique à l’arrière.
– Sécurité : freins à disques aux quatre roues, ABS, – système de stabilité, six coussins gonflables.
– Volume coffre : 544 litres (1 530 banquette rabattue)
– Concurrence : Audi A3, Mini Clubman, BMW Série 1, Volvo V50
– Prix : à partir de 29 900 $ (B200T : 34 400 $)