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La saison des chantiers bat son plein

«Si la limite est de 100 km/h, que tu roules à 130 km/h… et que tout le monde te dépasse, c’est que tu vis au Québec», dit une blague qui décrit bien la forte proportion d’automobilistes québécois peu respectueuse des limites de vitesse. Pourtant, chacun est appelé à faire sa part, surtout en ce moment, alors que les chantiers routiers sont si nombreux.

Cet été, nos routes sont le théâtre d’un nombre record de chantiers. Les quelque 1 715 zones de construction qui sont ou qui seront ouvertes (pour un investissement également sans précédent de 3,7 milliards de dollars) occasionnent nécessairement délais et bouchons de circulation. Raison de plus pour que nous, automobilistes, conduisions de façon responsable et tâchions d’éviter tout accident aussi tragique qu’inutile.

Pour cela, un bon truc : partir en avance. On ne le dira jamais assez, mais c’est fou ce qu’on est moins stressé quand on est moins pressé. Faites le test vous-même, par exemple sur un tronçon d’autoroute où la vitesse est temporairement réduite à 80 km/h. Vrai qu’au début, vous aurez l’impression d’avancer à pas de tortue. Mais on s’habitue vite à ce rythme et on découvre que, si on n’arrive guère plus tard à destination, on y arrive surtout beaucoup plus dé-tendu. Et ceux qui roulent à 100 km/h, voire à 120 km/h, nous apparaissent alors comme des fous du volant…

Il faut se rappeler que les limites de vitesse imposées aux abords des chantiers routiers le sont pour deux bonnes raisons : la sécurité des usagers du réseau, mais aussi celle des ouvriers qui en assurent la réfection. Ces travailleurs risquent quotidiennement leur peau à côtoyer des bolides qui filent à vive allure, et le moins qu’on puisse faire, c’est de respecter les vitesses prescrites.

Attention… et courtoisie
Lever le pied à l’approche d’une zone de construction ne suffit pas. Les automobilistes doivent aussi rester vigilants et prêter attention au rétrécissement ou à l’inégalité des voies, ainsi qu’aux obstacles qui parsèment les abords d’un chantier et à la configuration du tracé qui peut changer à tout moment. Il faut également surveiller les panneaux de signalisation, non seulement parce qu’ils changent en cours de chantier, mais aussi parce qu’ils sont beaucoup moins visibles et familiers que la signalisation permanente.

En outre, de l’équipement lourd pouvant entrer ou sortir du chantier à tout mo­ment, il faut rester concentré. Il serait fou de penser pouvoir engloutir un muffin ou boire un café tout en évaluant efficacement ce qui se passe devant!

Mieux vaut donc éviter de dépasser. Et constamment prévoir les mauvaises surprises – comme cet imprudent qui double en passant par l’accotement. Il faut également se ménager un espace raisonnable entre son véhicule, les obstacles du chantier et les autres voitures.

Un automobiliste vous colle au train? Accé­lérer n’est pas une bonne idée, encore moins freiner brutalement, car cela pourrait entraîner de dangereuses manÅ“uvres d’évitement, voire un épisode de rage au volant. Il vaut donc mieux, si on le peut, se ranger. Sinon, un effleurement des freins, simplement pour allumer les feux arrière, peut faire comprendre à l’autre qu’il se montre impoli…

5-1-1 :  pour éviter le pire
Il y a moyen d’éviter les zones de construction – en empruntant une route alternative, par exemple. On peut également choisir une période où la circulation est moins dense. Ou, mieux, se rabattre sur les transports en commun.

Afin de vous permettre de mieux planifier vos déplacements, le ministère des Transports du Québec offre la ligne téléphonique Québec 511 (5-1-1 ou 1 888 355-0511) et un site internet (www.quebec511.gouv.qc.ca).

Une chose est sûre : ces perturbations routières mettent peut-être notre patience à rude épreuve, mais elles sont le gage de routes et de ponts en bon état pour les années à venir. Et ça, on le mérite bien!

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