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Combien vaut votre numéro de carte de crédit?

Numéros de cartes de crédit ou de comptes bancaires, informations personnelles, listes de courriel : tout se monnaie sur le web. Selon un rapport de la firme spécialisée en sécurité informatique Symantec dévoilé aujourd’hui, l’économie clandestine du web a le potentiel de générer des millions de dollars en revenus pour les cybercriminels.

Entre le 1er juillet 2007 et le 30 juin 2008, Symantec a estimé à plus de 276 M$ la valeur totale des «biens» – numéros de cartes de crédit ou de comptes bancaires, informations personnelles – vendus sur les réseaux d’économie clandestine.

La firme estime qu’à eux seuls, les numéros de cartes de crédit – et surtout les soldes qui y étaient rattachés – vendus sur ces réseaux pouvaient rapporter 5,3 G$.

«Le but de ces cybercriminels est de faire plus d’argent qu’il est humainement possible de l’imaginer, explique le directeur Global Intel-ligence Network de Symantec, Dean Turner. Même s’ils sont géographiquement très éloignés les uns des autres, les cybercriminels se rassemblent souvent en groupes. Ils échangent beaucoup d’informations sur les forums de
discussion.» D’après le rapport, l’Amérique du Nord héberge 45 % des serveurs utilisés pour l’activité clandestine sur le web.

La loi de l’offre et de la demande

Selon le rapport de Symantec, le monde cybercriminel est autosuffisant. L’équipement qui est vendu et acheté sur l’internet peut servir à la fraude et au vol d’informations tels des numéros de cartes de crédit ou de comptes bancaires.

Les numéros de cartes de crédit, disponibles en grand nombre sur le web, se détaillent entre 0,10 $ et 25 $. En comparaison, les mots de passe de courriels se détaillent entre 4 et 30 $, puisque les cybercriminels peuvent souvent tirer d’autres informations à partir du courrier électronique, comme un numéro de compte bancaire.

«Un numéro de compte bancaire vaut entre 10 $ et 1 000 $, car celui qui contient 40 000 $ sera revendu sur le marché noir beaucoup plus cher qu’un autre ne contenant que 2 000 $», dit M. Turner.

Le meilleur moyen de se protéger de ces cybercriminels reste la vigilance. Un ordinateur devrait contenir le moins d’informations personnelles possible. «On ne le répétera jamais assez, votre date d’anniversaire ou le nom de votre chien ne sont pas des mots de passe sécuritaires», rappelle M. Turner.

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