Perfect Dark (X360): Goldeneye en HD? Presque!
Prononcez les mots «Goldeneye» et «Nintendo 64» à n’importe quel gamer âgé de plus de 25 ans et vous avez toutes les chances d’obtenir un large sourire empreint de nostalgie. Paru en 1997, le jeu de tir avait révolutionné le genre avec des ennemis créatifs, un design de missions ingénieux et un mode multijoueurs accessible et engageant.
La suite spirituelle, Perfect Dark, est parue trois ans plus tard. Il y manque James Bond, mais on peut y trouver tous les éléments qui ont fait lesuccès de Goldeneye. En fait, Perfect Dark était si avancé à l’époque que la Nintendo 64 peinait à lui rendre justice. Le créateur, Rare, vient de remédier à la situation en rendant son classique disponible sur le service Live Arcade de la Xbox 360, lui faisant au passage le traitement HD. Mais tout le reste est demeuré tel quel, incluant les cris ridicules des ennemis qui rendent l’âme («Why me?»).
Le résultat est fidèle à ce que Perfect Dark aurait dû être il y a 10 ans : les images floues, handicapées par la faible résolution de la Nintendo 64, sont maintenant aussi nettes que le permettra votre téléviseur.
La maîtrise est requise
Malgré la mise à jour, Perfect Dark ne peut prétendre se mesurer graphiquement aux productions contemporaines. Ses forces sont ailleurs et rappellent qu’il y a autre chose dans la recette d’un bon jeu vidéo.
La campagne principale (qui peut être jouée en coopération) est divisée en une vingtaine de courtes missions, durant lesquelles Joanna Dark doit venir à bout d’une conspiration extraterrestre. Chacune des missions comporte son lot d’objectifs – on ne peut se contenter d’abattre tout ce qui bouge – et doit être réussie d’un trait : il n’y a pas de points de sauvegarde. Et votre barre de vie ne se régénère pas. Les assignations de l’agent Dark doivent donc être maîtrisées une à une. On est loin de Halo et Call of Duty…
Briller au combat
La campagne n’est malgré tout qu’un prétexte pour apprivoiser les différentes armes (voir encadré) et en découvrir les possibilités, ce qui permet de développer de multiples stratégies et prend tout son sens dans les matchs multijoueurs. C’est là que Perfect Dark brille encore. En plus de la multitude de paramètres à définir, le «simulateur de combat» permet d’introduire des «simulants» contrôlés par l’ordinateur, chacun avec leur personnalité : vengeur, pacifique, préférence pour les armes lourdes, kamikaze, etc.
Très accessible, le simulateur de combat sera parfait pour les foires d’empoigne à quatre joueurs en écran partagé – comme dans le temps de Goldeneye. D’ailleurs, trois arènes classiques de ce jeu sont incluses. Jusqu’à huit joueurs pourront aussi participer en ligne. Tout ça pour l’équivalent de 12 $, ce qui est gênant pour plusieurs productions contemporaines coûteuses…