Facebook dénigre Google mais s'en défend
Après le fiasco médiatique,
l’heure est au mea culpa. Accusé d’avoir organisé une campagne de boules
puantes contre Google, Facebook s’est employé à calmer le jeu. Le
réseau social a bien reconnu avoir voulu attirer l’attention des médias
sur la politique de Google en matière de vie privée, mais a contesté la
manière dont l’affaire a été présentée.
"Aucune campagne de calomnie n’a été
autorisée ni voulue. Au lieu de cela, nous voulions que des tiers
vérifient que Google, sans avoir avoir reçu d’autorisation des
internautes, collecte et utilise des informations contenues dans les
comptes Facebook" a expliqué un porte-parole de Facebook. Ces tiers
étaient en l’occurrence des blogueurs et des médias américains.
"Nous avons engagé Burson-Marsteller pour attirer l’attention sur ce
sujet, en utilisant des informations publiques qui peuvent être
vérifiées de façon indépendante par tout média ou analyste" a-t-il
continué. En définitive, Facebook considère que sa seule erreur est
d’avoir manqué de transparence. "C’est un sujet grave et nous aurions dû
le présenter de façon grave et transparente".
Cette affaire a également éclaboussé la réputation de l’agence de
communications, qui ne s’est pas privée de critiquer la manière dont le
réseau social a organisé cette opération. Burson-Marsteller aurait
préféré agir à visage découvert, en s’interrogeant publiquement sur la
politique de Google, plutôt que de donner à cette campagne de
communication une allure clandestine.
"Toutes les informations portées à l’attention des médias soulevaient de
vraies questions, étaient dans le domaine public, et en tout état de
cause c’était aux médias de les vérifier à travers leurs sources
indépendantes" a expliqué l’agence de relations publiques. Une façon
pour Burson-Marsteller de se défausser de ses responsabilités, en
laissant la presse se débrouiller avec ce fatras.
Le soudain intérêt de Facebook en matière de vie privée ne manque
évidemment pas de piquant, car le réseau social est régulièrement
critiqué dans ce domaine. Dernièrement, le site a été épinglé pour
contrôler le contenu des messages privés. Si un courrier contient un
lien inscrit dans une liste noire maintenue par Facebook, il n’est pas
envoyé au destinataire.