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Plekanec et Lehkonen ont perdu un bon ami

Paul Chiasson / La Presse Canadienne Photo: Paul Chiasson
Michel Lamarche, La Presse canadienne - La Presse Canadienne

BROSSARD, Qc — Les échanges font partie de la réalité de la vie d’un joueur de hockey de la Ligue nationale, mais ça n’a pas empêché Tomas Plekanec et Artturi Lehkonen d’être attristés de voir un compatriote européen plier bagages mercredi.

À cinq jours de la date limite des transactions dans la LNH, Marc Bergevin a posé un premier geste, mineur il faut le reconnaître, en cédant le le défenseur Jakub Jerabek aux Capitals de Washington en retour d’un choix de cinquième tour en 2019.

La formation montréalaise a fait part de la nouvelle par l’entremise de son compte Twitter moins de 30 minutes après le début de la séance d’entraînement de l’équipe mercredi midi.

D’ailleurs, Jerabek ne s’est jamais présenté sur la patinoire du Complexe sportif Bell, une absence qui avait intrigué les journalistes et qui n’a été éclaircie qu’à l’annonce officielle de la transaction.

Âgé de 26 ans, le défenseur tchèque a pris part à 25 rencontres avec le Canadien, récoltant un but et trois mentions d’aide, avec un ratio défensif de moins-1. Ses quatre points ont été obtenus dans un intervalle de trois matchs, entre les 15 et 19 janvier.

Il a réussi son seul but à Boston le 17 janvier, et récolté une mention d’aide à Washington, deux jours plus tard.

Jerabek, qu’on pourrait bien revoir au Centre Bell le 24 mars prochain, a aussi pris part à 17 matchs avec le Rocket de Laval, dans la Ligue américaine, amassant un but et 11 points avec un ratio défensif de plus-10.

«(Jerabek) allait devenir joueur autonome sans compensation et en même temps, on trouve qu’on a beaucoup de défenseurs du même genre, a fait remarquer Claude Julien lors de son point de presse. C’était peut-être la chance d’avoir quelque chose en retour d’un joueur qu’on n’aurait peut-être pas été capable de signer.»

Embauché à titre de joueur autonome le 1er mai après une récolte de 34 points en 59 matchs avec le Vityaz de Podolsk dans la KHL, Jerabek a dû patienter jusqu’au 22 novembre, à Nashville, pour participer à une première rencontre dans la Ligue nationale de hockey.

Le Canadien avait décidé de le céder au Rocket de Laval vers la fin de son camp d’entraînement pour lui permettre de s’acclimater au style de jeu nord-américain dans un environnement autre que celui de la LNH.

«J’ai trouvé qu’il s’est bien adapté. De Laval à ici, je pense que son adaptation au hockey nord-américain était quand même bonne, a déclaré Claude Julien à ce sujet. D’un côté, il a la chance d’aller avec une équipe qui risque d’être dans les séries et qui veut se donner de la profondeur.»

Ce déménagement de Jerabek à Washington a quelque peu consolé son compatriote Plekanec, qui a été son coéquipier aux Championnats du monde de 2016 et de 2017.

«Il est vraiment un bon gars et je suis sûr que vous l’avez remarqué durant l’année. Il est un excellent coéquipier, il travaille fort, il est un très, très bon joueur et je suis certain qu’il va réussir à Washington», a déclaré Plekanec.

Le vétéran joueur de centre considère que Jerabek a pu montrer qu’il pouvait tenir son bout dans la LNH même s’il n’a joué que dans 25 parties avec le Tricolore.

«C’est décevant dans un sens (qu’il n’ait pas joué plus que 25 parties) mais si vous regardez le tout autrement, il a été rappelé en novembre et il s’est établi immédiatement, je dirais, comme un joueur de la Ligue nationale. C’est quelque chose de positif pour lui. Là, il aura l’occasion de jouer à Washington et de participer aux séries éliminatoires. C’est très bon pour lui et je lui souhaite bonne chance», a renchéri Plekanec, qui avait eu la chance de saluer Jerabek une dernière fois avant de venir à la rencontre des journalistes.

Pendant son bref passage à Montréal, Jerabek a notamment eu la chance de tisser des liens d’amitié avec Lehkonen.

«C’est vraiment un bon pote et on a plusieurs fois pris le repas ensemble, souvent avec ‘Pleky’, a confié le jeune finlandais.

«Au départ, il est plutôt tranquille, mais quand vous apprenez à le connaître, vous découvrez un gars vraiment énergique, qui aime parler. Il est un chic type.»

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