Sports

Canadien dès la garderie

Selon des sources sûres dans le monde des médias sportifs, les séries mondiales de baseball se dérouleraient en ce moment même entre les Tigers de Détroit et les Giants de San Francisco (et ce n’est même pas une pub de la chaîne de magasins Tigre géant). Or il s’avère que Canadien ne joue pas au baseball, ce qui enlève tout intérêt à ce scoop que nous venons d’obtenir.

Il nous faut donc nous rabattre sur autre chose. Bien sûr, nous aurions pu couvrir les activités de la KHL, mais le journal Métro a refusé de nous envoyer en Sibérie. C’est pourquoi nous avons décidé de rester dans notre goulag à nous, ici même à Montréal, afin de réfléchir à l’avenir de Canadien.

[pullquote]

Inspirés par le PQ
Nous avons pour cela été hautement inspirés par le Parti québécois, une organisation politique qui a un excellent coup de patin (surtout à reculons) et qui ose proposer des avenues innovatrices pour bâtir un Québec meilleur. On n’a qu’à penser à la loi 101 dans les garderies. Apprendre une «langue étrangère» en bas âge est beaucoup plus facile, mais pourrait entraîner une maîtrise déficiente de la langue maternelle. Selon les bonzes du PQ, mieux vaut bien maîtriser une langue que d’en parler deux tout croche comme Georges Laraque, ou d’en mélanger deux comme Marc Bergevin.

Diluer le talent

Il en va de même dans le sport. Pourquoi exposer nos petits gars à un sport étranger comme le soccer, ou pire encore, le foot, alors qu’ils ne maîtrisent pas encore assez bien leur sport maternel pour venir marquer 50 buts avec Canadien? C’est bien beau, leur faire porter des bobettes avec le CH tatoué sur la fesse, mais s’ils portent aussi une calotte de l’Impact, ne sont-ils pas en train de diluer leur talent?

La Flanalette a distribué sa propagande à nos jeunes du primaire il y a quelque sannées. Visiblement, ce n’était pas suffisant puisque l’équipe n’a toujours pas remporté les grands honneurs. Il faut donc imposer Canadien dès la garderie à tous les enfants sans exception. Avec un gouvernement du Sportnographe, on va l’avoir, notre Coupe Stanley.

Articles récents du même sujet