Le Sportnographe

Une demi-saison presque pas pire

Une demi-saison presque pas pire
Photo: THE CANADIAN PRESSMontreal Canadiens' Max Domi, right, celebrates with teammate Jonathan Drouin, left, after scoring against the St. Louis Blues during first period NHl hockey action in Montreal, Wednesday, October 17, 2018. THE CANADIAN PRESS/Graham Hughes

Pour plusieurs experts professionnels, il semble que la mi-saison soit le moment idéal pour faire un bilan de mi-saison. Les experts professionnels ont un excellent sens du timing.

La plupart s’entendent pour dire qu’à ce jour, ça va plutôt bien pour Canadien. Rien d’extraordinaire, mais quand même, on est passé d’une équipe de type presque pas en séries à une équipe de type presque en séries. Notez la progression.

Pourtant, ça aurait pu très mal aller. Jesperi Kotkaniemi aurait pu être parmi les cinq meilleures recrues de la saison plutôt que parmi les trois meilleures.

Max Domi et Jonathan Drouin auraient pu ne pas développer de chimie du tout, alors qu’ils en ont développé une qui fonctionne 50 % des matchs.

Canadien aurait pu être obligé de n’envoyer aucun joueur au match des étoiles plutôt que de décider de n’envoyer aucun joueur.

Carey Price aurait pu souffrir d’une élongation, d’une inflammation ou d’une amputation plutôt que d’une simple «irritation». D’ailleurs, on félicite le papa et la maman pour cette irritation qu’ils ont décidé de nommer Millie.

Plein de trucs positifs, donc. Mais la meilleure nouvelle, c’est que Bergevin a dit qu’il ne prévoyait pas sacrifier ses jeunes de ses jours dans un échange pour espérer faire les séries.

Si Canadien avait eu une équipe junior aux Championnats du monde, les petites flanalettes auraient brûlé le tournoi. Ce sont eux qui s’en viendront améliorer l’équipe la saison prochaine.

D’une équipe presque en séries, Canadien risque de passer la saison prochaine à une équipe qui se rendra presque en deuxième ronde. On est capable d’attendre jusque-là.

«Y’a une responsabilité qui appartient au joueur. On peut pas endosser ses patins pour lui.»- Claude Julien, avec la citation de la semaine