La vengeance est un plat qui se mange avec un coup dans face
Ceux qui ont déjà joué au hockey savent (et les autres s’en doutent) que la revanche fait partie de ce sport, tout comme le concept d’arrêter le jeu pour se fesser dans la face et celui de se moucher dans sa main.
Par exemple, la plupart des pénalités décernées aux 4 Glaces de Brossard sont le fruit d’un jambon qui vous a slashé la cheville ou ramassé dans la bande sans aucune raison apparente. Si vous lui posez la question du pourquoi de toute cette violence, il vous répondra souvent quelque chose comme «c’est que vous m’avez fait une trop grande pression dans le haut du corps avec votre bâton, espèce de saligaud» (mais dans le langage vernaculaire du hockey). Simplement pour satisfaire son désir de vengeance, notre homme a mis son équipe dans le pétrin.
Conséquences différentes
Les mêmes comportements ont lieu dans la «Ligne» Nationale, mais les conséquences sont bien différentes. Dans la LNH, si vous vous battez, vous risquez de vous retrouver dans les jeux de la semaine plutôt que d’être expulsé, comme dans une «ligne de garage». Vous risquez aussi d’être sénile à 42 ans, mais c’est une autre histoire que vous aurez oubliée de toute façon. Et si vous vous mouchez dans votre main? Il est possible qu’un million de téléspectateurs vous voit en direct, ou pendant 24CH, ce qui ne risque pas d’arriver aux 4 Glaces de Brossard.
Sauf que si vous vous vengez en vargeant sur un gars déjà par terre, c’est simplement pour sauver l’honneur de votre coéquipier qui a reçu un coup de coude au visage ou un coup de genou à la tête. C’est pour lancer un message. Dans la LNH, c’est œil pour œil, coup de genou dans face pour coup de genou dans face. Et après tous ces coups cochons en réponse au coup cochon précédent, il ne reste que très peu de temps pour marquer des buts.
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Mandela
Nelson Mandela ne serait pas fier de Shawn Thornton et de James Neal, lui qui a si bien pardonné à ceux qui l’ont offensé (et mis en prison pendant 27 ans). Heureusement que Canadien ne sera jamais victime de ce type de comportement. Si quelqu’un veut toucher à David Desharnais ou Brian Gionta, il est assuré de se faire péter la yeule par George Parros et ça devrait suffire à les intimider. La vengeance au hockey, on n’aime pas ça, sauf quand c’est Canadien qui la pratique.