Markov laisse planer le doute au sujet de Subban
BROSSARD, Qc – Au cours d’une journée des bilans où la plupart des joueurs ont joué la carte de l’optimisme en vue de la saison prochaine, en affirmant que le Canadien n’était qu’à quelques changements près de redevenir une équipe aspirante à une place dans les séries, Andrei Markov y est allé d’une note discordante.
Et ce n’est pas par ce qu’il a dit, mais par ce qu’il n’a pas déclaré que le défenseur russe a laissé tout le monde avec des points d’interrogation au moment d’amorcer les vacances d’été chez le Canadien.
Markov a provoqué cette petite onde de choc quand il a refusé de commenter l’évolution comme joueur de P.K. Subban cette saison. Alors que la plupart des athlètes y seraient allés d’un compliment d’usage ou deux, même si cela signifie qu’ils doivent le faire du bout des lèvres, le vétéran de 33 ans a carrément refusé de répondre. Non pas une, mais deux fois.
«Prochaine question», a-t-il rétorqué quand une journaliste lui a demandé sans arrière-pensée ce qu’il pensait de la progression de Subban.
«Tu ne veux pas parler parler de Subban?», est revenue à la charge la journaliste pour s’assurer qu’elle avait bien entendu.
«Non», a répondu Markov sans agressivité, mais d’un ton ferme.
Markov a souvent l’habitude de lancer «prochaine question» à l’interlocuteur qui l’invite à parler d’un sujet qui l’indispose. Cette saison, toutefois, c’est seulement arrivé lorsqu’on abordait sa situation personnelle et son état de santé. Le fait qu’il refuse de répondre de cette manière au sujet d’un coéquipier semble indiquer qu’il y a anguille sous roche. D’habitude, quand on lui pose des questions banales du genre, il tente quand même de répondre, mais si c’est parfois de façon malhabile, en cherchant ses mots.
Cette réaction de Markov risque de relancer les rumeurs à l’effet que Subban n’est pas le joueur le plus apprécié dans le vestiaire, à cause de son attitude à l’interne ainsi que de sa témérité et nonchalance périodiques sur la patinoire. Voilà un dossier de plus qu’auront à gérer le nouveau directeur général et celui qui succédera à Randy Cunneyworth au poste d’entraîneur-chef.