Il suffit d'un jeu… ou deux, ou trois
Certaines séquences de jeu définissent des matchs, d’autres des saisons. Certaines permettent de l’emporter, d’autres scellent des défaites. En voici deux, outre l’interception décisive de Keon Raymond d’un lancer d’Anthony Calvillo, pouvant être en partie responsables de la capitulation des Oiseaux contre les Stampeders.
Un revers qui, on va se le dire, n’est pas dramatique, considérant qu’il est survenu contre une formation de la division ouest. Néanmoins, c’est dans l’adversité qu’on reconnaît les grandes équipes, et il faut avouer que les Alouettes n’ont pas encore montré cette «grandeur» en 2011.
1) Cogner à la porte
Quelque chose qui fait mal aux Moineaux depuis le début de la saison, c’est leur incapacité à terminer leurs séquences par des majeurs à l’intérieur de la ligne des vingt verges. On peut quand même s’en sortir avec des placements. Or, échapper le ballon à la porte des buts comme ils l’ont fait en première demie samedi est inacceptable, surtout lorsque la cause dudit revirement est une mauvaise remise.
2) L’hécatombe
Un autre jeu qu’on peut considérer comme déterminant est l’échappé provoqué par les Alouettes au premier quart. «Mais c’est positif», me direz-vous. Certes, les Moineaux ont regagné la possession, mais ils ont aussi perdu beaucoup sur le jeu : Mark Estelle, un élément clé de la tertiaire, sur un plaqué plus que douteux du receveur adverse Nik Lewis.
Une blessure dont la défensive aurait bien pu se passer à ce stade de la saison. On peut critiquer la porosité de l’unité, qui a accordé pas moins de 422 verges par voie aérienne dans le duel, mais le fait est qu’une tertiaire sans trois de ses partants – Étienne Boulay, Mark Estelle, Jerald Brown – n’aura jamais la nécessaire co-hésion pour freiner une attaque de la trempe de celle de Calgary.
J’ai hâte de voir comment elle réagira contre l’impressionnant groupe de receveurs des Tiger-Cats la semaine prochaine.