Sports

Petit cours de lapsus pour le ministre Heurtel

À la demande générale d’une seule personne, voici une version remâchée de ma chronique radio sur les lapsus.

C’est qu’on a beaucoup parlé du lapsus du ministre David Heurtel cette semaine. Après avoir dit trois fois (cinq fois selon certaines sources) que « c’est l’alimentation en eau potable de Montréal qui sera en péril » si on ne déverse pas les eaux usées dans le fleuve, le ministre s’est rétracté, expliquant qu’il avait fait un lapsus et qu’il voulait plutôt dire « eaux usées ».

Il s’inquiétait donc que «l’alimentation en eau usée soit en péril». Rassurez-vous M. Heurtel, la production d’eaux usées va très bien. Évidemment, ce n’était pas vraiment un lapsus.

Le merveilleux monde du sport est un puits sans fond de lapsus, et son champion, c’est Mario Tremblay.

Après le premier match contre les Maple Leafs, il a entre autres dit que «l’ensemble de l’équipe des Leafs a travaillé très très fort, malgré un talent très mitigé»

Un talent mitigé plutôt qu’un talent limité. Ce n’est pas grand-chose. Mais il en a fait des bien meilleurs dans sa carrière:

Y’a que les fous qui ne changent pas d’idée: «Y’a juste les imbéciles qui se trompent pas.»

Entre quatre murs: «Entre quatre portes, c’est un autre Guy Lapointe je vous le jure.»

Pleurer comme une madeleine: «On braillait comme deux madones

La rondelle ne roule pas pour nous: «La barque ça roule pas tellement bien.»

Ça n’a ni queue ni tête: «J’pense que ça fait ni queue ni sens

Avoir sa destinée entre ses mains: «Ils avaient leur propre destination entre leurs mains.»

Mettre quelqu’un dans sa petite poche: « PK Subban est après mettre Chara dans ses petites culottes

De la poudre aux yeux: «Je pense que y’a beaucoup de poudre en l’air, si on me permet l’expression.»

Comme du beurre dans la poêle: «On rentrait dans zone des Oilers comme du bonbon

Sentir la soupe chaude: «Laisser un peu la soupe chaude retomber.»

Monsieur Heurtel, ça, ce sont des lapsus.

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