Les mots pour le dire
Selon une récente étude du Centre canadien de politiques alternatives, les 100 dirigeants canadiens les plus riches ont touché en moyenne 6,6 millions de dollars en 2009, soit 155 fois le salaire moyen des travailleurs.
Je crois qu’il n’y a pas de mots pour décrire l’écÅ“urement que provoquent de telles inégalités…
Je sais que d’autres mots suffisent toutefois à en expliquer les raisons et que nous nous devons de les dire et de les répéter si nous souhaitons commencer à mettre un terme à tout cela. Ce sont les mots «égoïsme», «mépris», «cynisme», «corruption», «détournement», «copinage». Et si nous voulons aller au fond des choses, ce sont «financement des partis politiques», «lobbying», «propaÂgande», «concentration de la presse», «détournement de démocratie» et «démocratie de pacotille».
Parce que, si «les salaires des hauts dirigeants attirent de plus en plus l’attention de la population», comme l’ont rapporté les journaux, une part de plus en plus grande de cette population réalise aussi qu’un partage égal des pouvoirs, ce qui constitue une véritable démocratie, entraînerait lentement et sûrement un égal partage des richesses.
– Bruno Marquis, Gatineau