Les médecins résidents crient à l'aide
Cette semaine, les médecins résidents arrêtent toute forme d’activité d’enseignement dans les milieux de stages. Ce qu’ils feront à la place? Passer plus de temps au chevet des patients. L’objectif? Sensibiliser le gouvernement au travail essentiel accompli par les médecins résidents tant dans la formation académique que dans la dispensation des soins. En ce moment, l’écart de salaire entre les résidents québécois et ceux du reste du Canada est de 25 %.
Je suis médecin résident; je me dois de sonner l’alarme. Cet écart est inacceptable. Beaucoup de mes collègues canadiens ne prennent même pas la peine de soumettre leur candidature à un programme de résidence au Québec en raison d’une différence atteiÂgnant 12 000 $ par année en moyenne. Pire, mes collègues québécois, formés ici, avec moi, sont exaspérés de la situation et envisagent de partir à la première occasion si la situation n’est pas corrigée. Ces récits sont anecdotiques, certes, mais je n’aimerais pas que le scénario se concrétise. Je ne veux pas que la population québécoise souffre de l’immobilisme du gouvernement. J’ai vu trop d’entre vous souffrir aux soins intensifs, prendre du mieux sur les étages, être soulagés d’un cancer en salle d’opération et finalement rentrer, un peu mieux, à la maison. Je ne peux accepter que notre système de santé, déjà imparfait, ne fragilise ses bases davantage. Je veux que les Québécois aient accès aux meilleurs médecins du monde. Et ça commence par une valorisation de notre relève. Chers concitoyens, dans les prochaines semaines, encouragez-nous. Nous serons plus forts pour vous aider!
– Joseph Dahine, Résident en médecine interne, Hôpital Royal-Victoria