Charest charrie
Durant son voyage en Chine, Jean Charest a dit qu’un Québec souverain (8 millions d’habitants) serait moins à même de tirer son épingle du jeu dans ses relations internationales, parce que plus petit sans le Canada. Voilà donc le grand malÂheur des pays scandinaves : leur petitesse. À suivre la logique du premier ministre libéral, les pays parmi les meilleurs où vivre – la Suède (9,2 milÂlions d’ha-bitants), le Danemark (5,5 millions d’habitants), la Finlande (5,3 millions d’habitants) et la Norvège (4,8 millions d’habitants) – devraient donc s’unir pour mieux tirer leur épingle du jeu. Proprement ridicule!
Charest est le premier à savoir que ce qui intéresse d’abord Pékin, ce sont nos ressources naturelles, qui relèvent des provinces et non du fédéral. Et comme il se propose de les vendre à bas prix, c’est la raison pour laquelle on nous traite royalement dans l’Empire du Milieu, qui a un besoin criant de matières premières.
Et le «grand ensemble canadien», si cher au premier ministre, que voilà une douce musique aux oreilles de Pékin, qui s’oppose violemment à l’autonomie du Xizang (la province des Tibétains) et du Xinjiang (la province des Ouïgours), et qui veut que Taïwan lui revienne. Voilà pourquoi, comme il s’en est vanté, Charest a obtenu si facilement un entretien avec le ministre des Affaires étrangères, Yang Jiechi, numéro deux de la hiérarchie. Charest nous prend pour des cons!
– Sylvio Le Blanc, Montréal