The World Forum on French

Like would say Celine, we’re alive! And well. At least, that’s what Stephen Harper (so proud of the canadian bilinguism that he even celebrated french… in english!) and Jean Charest (so proud of the leading role taken by the province of Quebec in defending its language, mostly criticizing european countries), our Right Honourable Prime Ministers, said. They both concur that everything is fine and that french isn’t in any danger. Of course, Charest said that the future of french language was the youth’s responsibility…

Let’s be frank : quelle belle bande de *&%$ @£!

Sérieusement… tout va bien, madame la marquise?

Heureusement qu’il y a Régis Labeaume pour être sincère dans tout ça!

Bien entendu, Harper n’est pas là pour s’inquiéter de la place du français au sein du Canada, du fait qu’il est de plus en plus difficile de se faire servir en français dans certains coins du Québec ou du fait que le gouvernement fédéral et les organismes parapublics qui en découlent se foutent du français comme jamais.

Quant à Charest… Rappeler que la responsabilité du français incombe aux jeunes… Hahahahahahahaha! Connaissez-vous l’expression «ajouter l’insulte à l’injure»? Il nous tape dessus depuis des mois pour des raisons électoralistes et, maintenant, on a un poids, une place à prendre au sein de son petit cercle d’amis?

Ce bon vieux John James!

Ce serait poli de dire que les années de règne libéral ont été catastrophiques sur le plan du combat linguistique. Disons plutôt que l’Office québécois de la langue française a besoin d’un sérieux coup de vadrouille… Nous sommes passés des ayatollahs de la langue aux eunuques de la langue.

Un des trois ou quatre agents de l’OQLF a-t-il pensé à regarder les foutues affiches partout au centre-ville de Montréal? Qu’en est-il de ce maudit réflexe de colonisé d’aborder les clients en anglais dans moult commerces… alors que les employés sont eux-mêmes francophones? Les Cyniques faisaient des blagues méchantes sur les «Anglaises de chez Eaton». Nous avons de loin dépassé ce stade; nous sommes rendus tellement colonisés que nous nous abordons nous-mêmes en anglais! Quelle poisse. Quelle honte. Un peu de cœur au ventre, non?

Bernard Landry a bien raison dans ce cas-ci : «Aux États-Unis, tu ne parles pas anglais, tu ne votes pas. En France, tu ne parles pas français, tu ne votes pas. Ici, tu peux ne pas parler français et voter.»

Bien entendu, quand tu arrives ici et qu’on te fait jurer fidélité à la Reine et au Canada…

Prévisions : certains drettistes tenteront de blâmer les immigrants pour le déclin de notre langue…

Hum-hum… Maybe we should look in the mirror before playing the blame game, don’t you think?

Les opinions exprimées danscette tribune ne sont pasnécessairement celles de Métro.

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.