Victimes des négos, P.K. Subban et les autres
Mettons une chose au clair, je ne suis pas un spécialiste des négociations entre l’Association des joueurs de la LNH et la ligue, ni des négociations entre les équipes et les joueurs autonomes.
Par contre, il est impossible de ne pas remarquer que beaucoup d’agents libres avec restrictions de haut niveau n’ont toujours pas de contrat. Bob Mckenzie, de TSN, en fait la liste ici.
À Montréal, c’est bien sûr la situation de P.K. Subban qui attire l’attention. Pourquoi le Canadien ne s’est toujours pas entendu avec le jeune défenseur?
Certaines équipes – et certains joueurs – semblent attendre de connaître les détails de la nouvelle convention collective avant de parapher une nouvelle entente. Il y a encore beaucoup d’inconnu. Est-ce que la période avant de devenir joueur autonome sans compensation sera allongée? Est-ce que le plafond salarial sera abaissé, réduisant, du coup, la valeur des contrats des joueurs?
D’autres équipes ont agi en s’occupant de tous leurs jeunes prometteurs. Les Hurricanes de la Caroline se sont entendus avec Jeff Skinner tandis que les Oilers d’Edmonton se sont assurés de conserver les services de Jordan Eberle et de Taylor Hall.
Chez le Canadien, la situation est un peu différente. L’organisation garde la ligne dure avec Subban, quand elle a déjà offert des contrats à longs termes à Carey Price et à Max Pacioretty. Subban a peut-être encore un peu plus à prouver que ces derniers – personnellement j’en doute – mais il semble tout de même y avoir deux poids deux mesures dans cette affaire.
Il est difficile de comparer le travail d’un défenseur, d’un attaquant et d’un gardien. D’emblée, on constate que Price – si vous êtes de ceux qui croient que donner un long et onéreux contrat à un gardien est une bonne chose – est celui qui méritait le plus son contrat de six ans lui rapportant 6,5 M$ par saison.
Après avoir connu une mauvaise saison en 2009-2010 – rappelons-nous de la folie Halak – il a repris son poste de numéro un et vient de connaître deux campagnes très solides, en dépit de la piètre qualité des joueurs devant lui.
Pacioretty, qui a été récompensé par un contrat de six ans d’une valeur de 27 M$, a connu une saison spectaculaire en 2011-2012 en récoltant plus de 30 buts. Après 79 matchs, il ressemblait beaucoup à une version 2.0 d’Erik Cole. Cependant, le jeune ailier n’a qu’une saison complète derrière la cravate. Il a disputé plus de matchs que Subban en saison régulière (202 contre 160), mais le défenseur a plus d’expérience en séries – il a été très efficace à ses deux présences – et a participé à deux saisons complètes.
Qu’est-ce que l’organisation a vu en Pacioretty et ne voit pas en Subban? Bonne question. Où, il n’est pas impossible que Subban préfère connaître les détails de la nouvelle convention collective avant d’apposer sa signature en bas d’un contrat.