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17:41 25 avril 2018 | mise à jour le: 25 avril 2018 à 17:43 Temps de lecture: 2 minutes

Campagne de mobilisation pour réclamer une réserve de terrains et bâtiments

Campagne de mobilisation pour réclamer une réserve de terrains et bâtiments
Photo: Steve Caron/TC Media

Des étudiants en techniques de travail social du cégep Marie-Victorin, en partenariat avec Infologis de l’est de l’île de Montréal, ont manifesté aux abords du terrain de l’ancienne quincaillerie BMR de la rue des Ormeaux, mercredi après-midi. Ils réclament de la Ville de Montréal qu’elle procède sans attendre à une réserve de terrains et de bâtiments pour des logements sociaux.

Le site est à l’abandon depuis plusieurs années. Le bâtiment a récemment été démoli et «il symbolise bien la revendication des participants à l’activité de mobilisation», estime Jérémie Boudreau, étudiant au cégep Marie-Victorin.

Le terrain vacant de la quincaillerie pourrait facilement accueillir de 24 à 40 logements sociaux, selon la typologie des unités. Celles-ci seraient avantageusement situées avec la proximité de la rue Hochelaga et plusieurs commerces dans le secteur. Elles s’intègreraient bien dans l’environnement immédiat qui comprend déjà des unités d’habitation.

Dans l’arrondissement de Mercier – Hochelaga-Maisonneuve (MHM), 32% des ménages locataires consacrent plus de 30% de leurs revenus pour se loger. Les besoins de logements sociaux sont importants, d’autant plus que le parc locatif se fait vieillissant.

La liste d’attente des habitations à loyer modique (HLM) frôle les 25 000 noms pour la région de Montréal.

«Le logement social permet aux gens de se loger adéquatement sans tomber dans la pauvreté. Ça prend des actions et une volonté politiques concrètes pour favoriser la construction d’unités», ajoute M. Boudreau.

Au fil des dernières années, les cibles de construction de logements sociaux n’ont pas été atteintes par la Ville de Montréal.

Face à l’embourgeoisement des quartiers populaires par la construction de condominiums, les étudiants trouvent important de placer des terrains et bâtiments à l’abri des spéculations foncière et immobilière.

Et des terrains, il y en a dans l’est de Montréal. Certains ont déjà été ciblés par les élus municipaux de MHM qui souhaitent d’ailleurs profiter des 15M$ disponibles dans le dernier budget de la Ville dédiés à la réserve et l’acquisition de terrains ou bâtiments pour obtenir sa part d’investissements.

Les participants à l’activité de mobilisation des étudiants et d’Infologis espèrent bien que le tout se transformera en des projets concrets.

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