La MLS pour les nuls
Si, comme moi, vous êtes aussi familier avec les subtilités du fonctionnement de la Major League Soccer qu’avec le contenu de la chaîne Mlle, ce billet risque de vous être fort utile.
L’état-major de l’Impact de Montréal a décidé cette semaine d’aider les médias en tenant une rencontre pour expliquer ce que le passage dans la meilleure ligue en Amérique du Nord implique.
Voici donc un de guide MLS pour les nuls.
La construction de l’équipe
L’Impact traîne en ce moment dans les bas fonds de la NASL, ligue bien inférieure à la MLS, avec une triste fiche de 2 victoires, 6 matchs nuls et 9 défaites. Donc, on ne spécule pas vraiment si on affirme que le onze montréalais aura un visage bien différent la saison prochaine quand il fera le saut dans la grande ligue.
Nick De Santis, directeur sportif, et Matt Jordan, directeur des opérations soccer, ont plusieurs façons de bâtir leur alignement en vue de la prochaine campagne.
Le repêchage d’expansion
Contrairement à la saison en cours, où les Whitecaps de Vancouver et les Timbers de Portland ont fait leur entrée dans la MLS, l’Impact sera la seule nouvelle équipe en 2012. Elle aura donc l’avantage de participer seule au repêchage d’expansion.
Au cours de ce repêchage, l’Impact pourra choisir 10 joueurs qui évoluent en ce moment avec des équipes de la MLS. Chaque formation pourra protéger 11 joueurs. Les autres pourront être sélectionnés par l’Impact. Autre subtilité, l’Impact ne peut pas choisir plus d’un joueur par équipe.
Le repêchage (superdraft)
Au cours du repêchage de la MLS, les équipes peuvent sélectionner des joueurs en provenance des universités américaines et certains joueurs étrangers identifiés par la ligue.
Comme l’Impact est une équipe d’expansion, elle aura le premier choix au total ainsi que le premier choix de toutes les rondes subséquentes. En tout, elle aura six sélections.
Les choix «découverte» (discovery pick)
Chaque année, les équipes peuvent soumettre à la ligue 10 choix «découverte». Il s’agit de joueurs qui n’ont pas été repêchés et que le club veut mettre sous contrat. Encore une fois, comme l’Impact est une équipe d’expansion, elle aura la priorité pour négocier avec le joueur de son choix (qu’il soit étranger où qu’il évolue dans la NASL) avant les autres.
Les joueurs étrangers
Les équipes de la MLS ont droit à un maximum de huit joueurs étrangers dans leur alignement.
Les formations peuvent toutefois augmenter ce nombre en faisant l’acquisition d’une place pour un joueur étranger d’une autre équipe.
Les joueurs canadiens
L’Impact, le Toronto FC et les Whitecaps de Vancouver doivent avoir au moins trois joueurs canadiens dans leur alignement.
Le plafond salarial
Le plafond salarial pour la saison 2012 de la MLS sera de 2,81 M$.
Un alignement dans la MLS peut compter jusqu’à 30 noms. Toutefois, seulement le salaire des 20 premiers joueurs est compté dans la masse salariale de l’équipe. Les 10 autres joueurs sont souvent des jeunes en phase de développement.
L’allocation (Allocation money)
L’allocation est un montant d’argent que les équipes peuvent dépenser, et qui ne compte pas dans la masse salariale. Comme l’Impact disputera sa première saison en MLS, la ligue lui donnera 500 000 $ d’allocation. L’Impact ajoutera 600 000 $ à cela, pour un total de 1,1 M$ d’allocation.
L’Impact pourra dépenser cet argent en juillet, en janvier, et en juillet l’année suivante.
L’allocation peut être utilisée de plusieurs façons. Imaginons que l’Impact veut embaucher un joueur qui empoche 200 000 $ par année, mais n’a que 100 000 $ de disponible sous le plafond salarial. Il pourrait prendre 100 000 $ d’allocation pour s’assurer de ne pas défoncer le plafond.
En tant que nouvelle équipe, l’Impact pourrait également augmenter son allocation en prévision du repêchage d’expansion. Selon Nick De Santis, plusieurs formations risquent d’offrir de l’argent d’allocation pour s’assurer que l’Impact ne repêche aucun de leurs joueurs.
Joueurs désignés
Le concept de joueurs désignés est ce qui permet à certaines équipes de faire l’acquisition de grandes vedettes (Thierry Henry et Rafa Marquez chez les Red Bulls de New York, David Beckham chez le Galaxy de Los Angeles).
Chaque équipe a droit d’embaucher trois joueurs désignés qui, peu importe leur salaire, ne grugeront que 350 000 $ chacun sur la masse salariale.