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15:59 6 mai 2020 | mise à jour le: 6 mai 2020 à 15:59 temps de lecture: 3 minutes

Réouverture des commerces, entre espoir et inquiétudes

Réouverture des commerces, entre espoir et inquiétudes
Photo: Zoé Magalhaès / Le Journal de RosemontLes commerces de la Promenade Masson se préparent à la réouverture.

Après deux mois de fermeture, les commerces se préparent à ouvrir enfin leurs portes aux clients. Malgré l’espoir que leur donne cette réouverture, les doutes et les inquiétudes subsistent.

Les commerçants de la rue Masson et d’ailleurs à Rosemont se préparent pour le grand jour. Les tâches ne manquent pas : nettoyage du magasin, installation de vitres en plastique à la caisse, achat de désinfectant.

Pour Johanna Vyncke, co-propriétaire de la boutique de vêtements pour enfants La Culotte à l’envers, concilier vie de famille et entreprenariat en cette période est un véritable défi.

«La date d’ouverture des commerces a été repoussée au 18 mai et nous ça nous arrange parce que c’est plus proche de la reprise des écoles. Tant que j’ai mes trois enfants à la maison, je ne peux pas retourner travailler à temps plein», explique-t-elle.

Sans leurs employés qui travaillaient d’habitude la fin de semaine, Mme Vyncke et sa sœur préparent une réouverture partielle et progressive. Grâce à des horaires adaptés en magasin et à leur boutique en ligne qui fonctionne bien, elles espèrent rester à flot.

La vente en ligne, un outil vital

En attendant de pouvoir accueillir des clients, beaucoup de commerçants se sont déjà tournés vers un système de commande en ligne. Fermée depuis des semaines, la boutique Fleuriste Masson a, par exemple, ouvert son service de livraison via son site pour être prête pour la fête des Mères.

«Jusque là, on avait décidé de ne pas ouvrir le service de livraison, mais la fête des Mères c’est la journée la plus importante pour les fleuristes. On se prépare à recevoir beaucoup de commandes», témoigne la commerçante.

Selon elle, cette présence en ligne est cruciale. Mais pour certains, c’est justement là que se trouve la difficulté.

«Je n’ai pas de boutique en ligne et une bonne part de ma clientèle a plus de 60 ans. Je prends des commandes par téléphone et par courriel, mais ce n’est pas facile», confie Geneviève Léouffre, propriétaire de la boutique Chez Gigi cadeaux et broderie, située près de la rue Beaubien.

D’autres commerçants tentent de mettre en place des solutions solidaires. En plus du Panier bleu qui a grandement favoriser l’achat local, des initiatives montréalaises voient le jour.

Le Café Pista qui a maintenu ouvert son atelier de torréfaction sur la promenade Masson, a ainsi lancé avec cinq autres entreprises locales, les Boîtes solidaires qui regroupent les produits de plusieurs commerçants.

Soutenir les commerçants

De son côté, la Société de développement commerciale (SDC) de la promenade Masson prépare un plan de relance.

«On va proposer un accompagnement pour la vente en ligne. Il va y avoir une campagne publicitaire et un fonds pour aider à la mise en place des équipement de sécurité sanitaire», souligne Kheir Djaghri, directeur de la SDC, espérant garantir la vitalité de la promenade.

Sur la vingtaine de points prévus dans le plan, certains sont déjà en place. Un système de livraison par vélo et des certificats-cadeaux sont à la disposition des commerçants.

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