Pourquoi y a-t-il si peu d'accès aux berges à Montréal?

Le beau temps est arrivé, et les Montréalais aimeraient bien se rafraîchir. Pourquoi y a-t-il si peu d’accès aux berges à Montréal? À quand une plage dans la région centre?
– Josianne Bertrand, Montréal

Pour se rafraîchir, il existe trois plages aménagées sur l’île de Montréal : le Parc-nature du Cap-Saint-Jacques, le Parc-nature de l’Île-Bizard et le parc Jean-Drapeau, sur l’île Sainte-Hélène. Elles sont très appréciées, mais vous avez raison, sur les dizaines de kilomètres de berges que compte Montréal, c’est peu! Pourquoi? Tout simplement parce que nous sortons d’une très longue période historique où le développement durable n’était pas au centre de nos actions comme il l’est aujourd’hui. L’eau était considérée comme une ressource intarissable et on aménageait les rives comme on voulait.

Les choses ont bien changé, heureusement. Depuis plus de 10 ans, nous avons effectué un travail colossal pour rétablir la qualité de l’eau. Ce sont des centaines de millions de dollars qui ont été investis. Le but ultime : reconquérir les berges.

Pour cela, nous avons construit des stations d’épuration : celle de Pointe-aux-Trembles est la plus vaste et la plus moderne en Amérique du Nord. Nous avons modernisé nos réseaux d’égout et de collecte. Nous poursuivons maintenant nos efforts en construisant de nouveaux bassins de rétention qui vont réduire les débordements dans les cours d’eau et diminuer la quantité de polluants rejetés dans le milieu naturel. Finalement, nous allons également de l’avant avec notre système d’ozonation, cette technique novatrice qui permet de rendre l’eau encore plus propre.

Le résultat, c’est qu’aujourd’hui, les tests de qualité de l’eau des berges du Saint-Laurent, de Rivière-des-Prairies, du lac Saint-Louis et du lac des Deux-Montagnes sont excellents. Dans 90 % des cas, l’eau est propice à la baignade.

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