De vraies boîtes à surprise

La semaine dernière, je suis allée voir les traditionnels Contes urbains au théâtre La Licorne. Le dernier conte de la soirée, écrit par Fabien Cloutier et interprété par Jean-François Gaudet (oui, le Félix de Félix et Ciboulette!), nous a bien fait rire, mes amies et moi. Dans Le licheur, le narrateur raconte les préférences sexuelles, pour le moins étranges, de son conjoint.

Autour d’un verre, après la représentation, j’ai demandé à mes deux amies si elles étaient déjà tombées, elles, sur des hommes aux préférences sexuelles hors de l’ordinaire. Eh bien oui, cela leur était déjà arrivé!

La première était tombée, au cours d’une histoire d’un soir, sur un gars qui devait absolument se frictionner les mamelons pendant de longues minutes pour arriver à ses fins. Elle n’a rien dit, sur le coup, mais elle ne l’a jamais rappelé…

Ma deuxième amie, elle, avait rencontré récemment un gars assez intéressant à son travail. Après quelques dates, ils avaient décidé de passer aux choses sérieuses, et alors qu’ils étaient en pleins ébats, le jeune homme en question avait demandé à mon amie – appelons-la Valérie – d’épeler son nom. Comprenant sur le coup qu’il voulait qu’elle dise son nom, Valérie s’était alors mise à dire le nom de son partenaire – nous l’appellerons Georges.

«Non, non, je veux que tu l’épelles!» a-t-il dit à Valérie.

Mon amie, ne comprenant pas pourquoi, s’est tout de même exécutée, et à la dernière lettre, à «s», eh bien, Georges est venu! Et il en a été ainsi chaque fois qu’ils ont couché ensemble. À «s», eh bien, c’était la fin!

Sur le coup, quand Valérie nous a raconté ça, nous n’avons pas pu nous empêcher de nous esclaffer, mon amie et moi. Par la suite, je me suis mise à penser au conte Le licheur, dans lequel le narrateur est bien embêté des pratiques sexuelles de son copain, mais décide toutefois de passer outre par amour pour lui.

Si Valérie aime bien Georges, est-ce qu’elle va s’empêcher de le revoir parce qu’il doit finir ses baises par une petite séance d’épellation? La réponse à cette question lui appartient, mais c’est là qu’on se rend compte qu’il n’y en aura pas de facile!

Déjà faut-il trouver un gars qui nous plaise et avec qui nous ayons des atomes crochus, mais il faut aussi trouver un gars avec qui ça clique au lit et dont les pratiques sexuelles soient compatibles avec les nôtres! Rendu là, je crois qu’il faut choisir ses combats, mais je me demande bien ce que je ferais, moi, si je faisais la rencontre d’un gars super cool,et que je découvrais plus tard qu’il possède quelques fétiches…

Finalement, les gars sont comme des boîtes à surprise, tu ne sais jamais sur quoi tu vas tomber!

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Sur ce, je vous souhaite de joyeuses Fêtes! Et si vous êtes célibataire, je vous invite à relire ma chronique de l’an dernier, «La Sainte Paix», qui vous rappelle tous les avantages de vivre le temps des fêtes en solo!

Pour joindre notre chroniqueuse : juliette@journalmetro.com

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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