Juste pour le plaisir


Cet été, je vous ai fait part des bons côtés du célibat dans une de mes chroniques. Parmi ceux-ci, je vous ai mentionné rapidement le plaisir de flirter. Aujourd’hui, j’aimerais m’étendre un peu plus sur le sujet, car oui, c’est un privilège de pouvoir «cruiser»!

Tandis que les célibataires peuvent draguer de façon illimitée, les personnes en couple, elles, sont soumises à certaines contraintes. Cela m’a sauté au visage récemment, lors d’un party. J’y suis allée en compagnie d’une amie, Julie, nouvellement en couple. Une fois sur place, nos deux radars se sont rapidement mis en branle. J’écris «nos deux radars», car selon les dires de Julie, le réflexe des célibataires d’analyser la gent masculine présente dès qu’elles arrivent quelque part ne s’efface pas tout de suite du cerveau une fois qu’elles ont un copain. 

Après un tour rapide de l’appartement, nous nous sommes vite rendues à l’évidence… qu’il y avait plusieurs garçons intéressants à cette soirée! C’était tant mieux pour moi, mais un peu moins pour mon amie. Elle a dû apprendre en quelques heures à apprécier une fête du point de vue d’une non-célibataire et apprivoiser ce que ce type d’événement représente, à la base, pour le commun des mortels : une occasion de s’amuser avec des gens de tous les sexes, sans arrière-pensées. Les célibataires, pour leur part, vont dans une fête pour s’amuser, mais également pour flirter.

Julie a donc passé la soirée avec moi à jaser avec les jeunes hommes présents. Alors que moi, après quelques verres, je riais à gorge déployée et je me permettais quelques regards coquins, Julie, elle, discutait de choses plus sérieuses et avait toujours en tête le fait qu’elle devait se comporter comme une fille en couple, sans savoir vraiment comment faire.

Malgré son malaise, Julie a accepté de danser avec un des gars présents. Elle n’allait pas le repousser sous prétexte qu’elle avait un amoureux. Elle n’est pas en prison, tout de même! Mais au lieu de profiter du fait que pour une fois elle avait un partenaire de danse talentueux, elle pensait qu’elle ne devait pas trop se coller à lui et réfléchissait à ce qu’aurait pensé son nouveau chum en la voyant se déhancher dans les bras d’un autre. À la fin de la soirée, le bon danseur a tenté de l’embrasser. Ne sachant pas trop comment le repousser, elle a accepté son baiser, les lèvres un peu serrées et des remords plein la tête.

Sur le chemin du retour, Julie m’a confié qu’elle avait trouvé son premier party en tant que personne en couple un peu difficile à gérer. Même si elle s’était amusée, elle n’avait pas éprouvé le même plaisir et le même sentiment de liberté que jadis, quand elle était célibataire. De mon côté, je n’ai pas rencontré l’homme de ma vie ce soir-là, mais j’ai eu de bonnes discussions avec certains des garçons présents, et surtout, j’ai beaucoup aimé «cruiser», juste pour le plaisir!

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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