Aidez-moi docteur!

Aidez-moi docteur! J’ai attrapé la maladie qui guette toutes les célibataires après quelques années passées seules : je souffre d’imagination aigüe!

Dès que je fais la rencontre d’un homme, même fortuite, ma machine à imagination se met à fonctionner à plein régime. Je me fabrique un film de deux heures dans lequel je fabule sur ce que notre vie à deux pourrait être. Je m’en confesse, des fois je me fais même une image des enfants que nous pourrions avoir, si nous tombions amoureux. Six ans de célibat, ça rend un peu gaga… Mais chut, ne le dites à personne!

Il n’y a pas si longtemps, une amie me dit qu’il y a un gars à son travail à qui elle aimerait bien me présenter. Elle me parle un peu de lui et me dit qu’il fait partie d’un groupe de musique. Ça y est! Je suis déjà en train de m’imaginer me rendre à des spectacles en sa compagnie, ou assister à un de ses concerts, aux premières loges, l’écoutant chanter la chanson qu’il a composée juste pour moi!

Dans une autre soirée, je jase avec l’ami d’un ami. Je le trouve séduisant, et quand il se met à me parler de son emploi – il est réalisateur -, je me vois déjà en train de le seconder sur les plateaux de tournage ou de me promener à son bras sur les tapis rouges. Et si on faisait un film un jour ensemble?

Je retrouve un ami du secondaire lors d’une fête. Il n’habite pas dans la même ville que moi. On est bien content de se retrouver et on se revoit même quelques fois. Avant même que notre histoire qui n’a pas jamais vraiment commencé finisse, je songe à l’éventualité qu’un de nous deux devra déménager si nous voulons être réunis.

Une amie me présente un copain de son chum qui vit à la campagne. Je n’ai même pas encore de deuxième rendez-vous avec lui que je me demande si je pourrais quitter la ville pour la campagne. Les feux de foyer, c’est si romantique!

Bon j’avoue que j’exagère un peu, mais pas tant que ça! Mon imagination est sans borne! Par chance, tous ces hommes ne peuvent pas lire dans mes pensées, parce qu’ils seraient tous partis en courant! Mais si ça peut vous rassurer, même si je me fais mon cinéma, je suis tout à fait consciente que mes fabulations ne prendront jamais vie, et je me garde bien de verbaliser tout cela à qui que ce soit, surtout aux hommes en question! Ne méprenez surtout pas mes rêveries pour des attentes réelles. Je suis une grande rêveuse, mais quand même!

Je serais par contre bien curieuse de savoir ce qui se passe dans la tête de ces hommes… À partir de quand les hommes se mettent-ils à penser au futur?

J’essaie de soigner cette maladie qu’est l’imagination débordante, et je tente vivre au jour le jour. Et si je me permettais seulement d’imaginer un deuxième rendez-vous, ce serait déjà pas mal, non?

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