La faute des féministes?
Au secours! Qu’avons-nous fait aux hommes? Ces derniers ne sont plus capables de cruiser!
Il y a quelques mois, je suis sortie dans un bar lors d’une soirée appelée French ou meurs. Je vous écris ces lignes, mais je suis morte : je n’ai embrassé personne ce soir-là, loin de là! Moi qui me disais qu’avec un nom pareil, cette soirée allait faciliter les rencontres!
Rien ne s’est passé comme prévu. Aucun homme n’est venu nous aborder, moi et mes amies. Voyant que ce n’était pas dans cette soirée qu’on allait échanger un peu de salive, ou à tout le moins faire des rencontres intéressantes, nous avons décidé de changer de bar.
Après plusieurs regards jetés à quelques garçons de la place, j’ai dû rapidement me rendre à l’évidence : les filles doivent maintenant faire les premiers pas, parce que les gars manquent un peu de confiance en eux de nos jours.
Qu’à cela ne tienne, j’ai décidé que j’allais en aborder un pour tester mes techniques de séduction! Il y avait un bel homme qui dansait comme un dieu sur la piste. Aimant me faire aller le popotin, je suis allée à sa rencontre et, prenant mon courage à deux mains, je lui ai dit :
«En passant, tu danses super bien. C’est rare pour un gars! – Merci, j’aime ça!»
Fin de la conversation! Je ne pensais pas qu’il allait m’embrasser sur-le-champ, mais, quand même, j’aurais bien aimé avoir un échange de plus de 10 secondes!
J’ai enfin compris ce que ressentent les gars quand ils viennent nous aborder sur une piste de danse et que nous, on a juste envie de pratiquer le déhanchement qu’on a copié sur Beyoncé… en solitaire.
Au retour de cette soirée pendant laquelle toutes mes manouvres avaient avorté, j’ai explosé dans le taxi : «Coudonc, c’est quoi le problème des gars en 2010? Ils ne sont plus capables de cruiser et, quand on les aborde, ils n’en ont rien à foutre!»
Le chauffeur de taxi, dans toute sa sagesse, a répliqué : «C’est la faute des féministes!»
Et s’il disait vrai? Et si nos grands-mères et nos mères, en voulant l’égalité des sexes dans la société, y étaient allées un peu fort et avaient écrasé la belle assurance de la gent masculine?
Je ne réglerai pas le dossier des féministes en une chronique, mais, les gars, je vous l’accorde, aborder quelqu’un du sexe opposé, ce n’est pas de la tarte!
– Pour joindre notre chroniqueuse : juliette@journalmetro.com
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