Les sites de rencontre

Réseau Contact, Lavalife, Mon classeur… Appelez-les comme vous voulez, mais les sites de rencontre, je n’y crois pas! Je vous entends me dire que votre sour ou votre cousine a rencontré son chum là-dessus et qu’ils filent le parfait amour depuis, mais pour moi, ça n’a pas fonctionné!

Dans ma précédente chronique, je n’ai pas spécifié qu’à ma troisième année de célibat (j’en suis maintenant à six!) je me suis inscrite sur le site de rencontre Réseau Contact, après qu’une de mes amies m’eut quasiment contrainte à le faire.

Avant de poursuivre mon histoire, je dois avouer que je me vois mal raconter à mes amies ou à mes futurs enfants que j’ai rencontré l’homme idéal via l’internet et qu’il m’a charmée avec son profil et ses intérêts : sportif et aime les bonnes bouffes entre amis.

Mes nombreuses réticences ne m’ont cependant pas empêchée de m’inscrire. J’ai opté pour un profil sans photo. Dans mon cas, «poids proportionnel à sa taille» était vrai, mais je voulais que les gars qui allaient m’envoyer des messages le fassent pour ma personnalité et mes intérêts : aime le cinéma et le plein air…

J’ai fait la rencontre de Maxime, un beau brun charmant. Après notre premier rendez-vous autour d’un verre, dans un bar – toujours organiser la première rencontre dans un endroit public, on ne sait jamais! -, il m’a proposé de me faire à souper pour notre prochaine rencontre. Beaucoup de points pour lui! Il cuisinait bien, car il avait appris de son père, un Italien. Pour notre troisième rencontre, il m’a proposé d’aller voir l’exposition de lanternes chinoises au Jardin botanique. Quand il est venu me chercher chez moi, il m’avait apporté des fleurs! Étais-je tombée sur le dernier homme romantique de l’île de Montréal?

Mais non! Cette histoire qui avait commencé comme un conte de fées a rapidement pris des allures de déjà-vu. Après quelques semaines de fréquentations, je suis allée magasiner une paire de skis avec Maxime. Je lui ai fait savoir que ma tante possédait un chalet dans le Nord et qu’on pourrait peut-être y aller et dévaler les pentes ensemble. Maxime s’est alors refermé comme une huître. Alerte rouge! J’avais prononcé les mots interdits : rencontrer la famille.

Finalement, c’est moi qui ai mis un terme à la «relation», en lui disant : «Si tu ne veux pas de blonde, n’écris pas sur Réseau Contact que t’en veux une, n’achète pas de fleurs à ta nouvelle flamme et ne l’emmène surtout pas au Jardin botanique!»

– Pour joindre notre chroniqueuse : juliette@journalmetro.com

– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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