Les technologies propres devraient faire partie du budget
C’est demain que le ministre des Finances du Québec va déposer son budget. Souhaitons vivement qu’il mette certains de ses œufs dans le panier du développement de technologies propres.
Ces dernières permettent de créer de la richesse sans détruire l’environnement. Ecotech Québec représente la grappe des technologies propres du Québec; elle vient de recevoir un rapport sur le développement de ce secteur. Les recommandations sont claires. Pour avoir des chances de devenir un leader des technologies propres, le Québec devrait se concentrer sur les domaines où il se classe bien à l’échelle internationale :
- L’efficacité énergétique (un marché mondial de 300 G$ en 2010).
- La gestion des déchets. La biomasse (les résidus de la récolte du bois sont de plus en plus utilisés pour produire de l’énergie. C’est le cas par exemple à Amqui, où on chauffe l’hôpital grâce à une chaudière alimentée par les résidus forestiers.) L’hydroélectricité.
Le rapport identifie également des domaines où le Québec pourrait se tailler une place sur le marché international. Ces domaines sont :
- Le traitement des eaux. Déjà, un certain nombre d’usines d’épuration transforment leurs eaux usées en gaz naturel – méthane. Des travaux entrepris en ce sens à Saint-Hyacinthe avancent à grands pas.
- Les batteries et les bornes de recharge pour les véhicules électriques. Il y a déjà une usine de fabrication de batteries avancées à Boucherville.
- Le traitement biologique des sols, les biomatériaux et les bioprocédés. À Chibougamau, une usine fabrique des poutres de «bois d’ingénierie» qui peuvent porter des édifices commerciaux de plusieurs étages.
- L’énergie éolienne en contexte nordique.
- La transformation de l’énergie solaire en chaleur.
Voilà un bien beau programme! Et ce ne sont pas rien que des mots en l’air, puisque tout cela existe réellement.
En ce qui concerne l’hydroélectricité, je reconnais évidemment que nous avons une grande expertise en ce domaine. Mais, pour l’avenir, je suis loin d’être sûr que les grands barrages sont la voie à suivre, dans la mesure où ce secteur connaît un taux de croissance inférieur à ceux des autres technologies propres.
Suivez Steven Guilbeault sur Twitter au @s_guilbeault