Une voiture par famille: une folie?

Il semble que le nouveau député de la CAQ François Rebello a créé tout un émoi au sein de sa formation politique quand certains médias ont affirmé qu’il aurait proposé de restreindre à une seule le nombre de voitures par famille.

Il n’en fallait pas plus pour que les Janvier Grondin (ancien adéquiste et maintenant collègue de Rebello) de ce monde ainsi que les radios poubelles lui tombent dessus à bras raccourcis, le traitant de tous les noms.

La première question que je me suis posée en regardant toute cette histoire, c’est est-ce qu’il a vraiment dit ça? Vérification faite auprès du principal intéressé, voici ce qu’il a dit : «On devait offrir aux familles du Québec, dans les quartiers où c’est possible, une alternative en transport en commun pour que certaines puissent économiser en passant de deux voitures à une seule.»  Levez la main, ceux et celles qui pensent qu’il s’agit d’une aberration…

D’ailleurs, prêter à François Rebello l’intention d’interdire aux familles de posséder deux voitures, c’est bien mal le connaître, et bien mal connaître son chef François Legault. Je ne sais pas pour vous, mais ni l’un ni l’autre ne m’apparaissent comme des adeptes du modèle communiste est-allemand de la «Volkswagen», la voiture du peuple!

Pourquoi alors font-ils la promotion du transport en commun? Peut-être parce que ce serait une bonne option pour l’économie du Québec. Peut-être aussi parce plusieurs études ont démontré que des investissements dans le transport en commun généraient plus, beaucoup plus de retombées économiques, pour une ville comme Mont-réal, que les mêmes investissements dans une économie pro-voiture.

Peut-être encore parce qu’une voiture représente une ponction d’au moins 8 000 $ par famille par
année, et que ce coût va aller en croissant avec l’augmentation des prix du pétrole. Ce dernier représente d’ailleurs une ponction d’au moins 10 G$ dans notre économie chaque année.

Peut-être enfin parce que plusieurs études ont démontré que les personnes qui utilisent les transports en commun souffrentmoins d’embonpoint que la moyenne et que c’est le résultat de leur mode de déplacement actif. Et finalement, n’oublions pas la réduction de la pollution atmosphérique, du smog et des GES!

Suivez Steven Guilbeault sur Twitter au @s_guilbeault

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