La grand-messe du jazz, encore carboneutre

Le 32e Festival international de Jazz de Montréal s’ouvrira dans quelques jours à peine, soit le 25 juin. Cette année encore, pour la quatrième année consécutive, le Festival sera carboneutre.

On dit qu’un événement est carboneutre quand toutes les émissions de GES générées par sa tenue sont «compensées», ou, si vous préférez, «neutralisées». On peut neutraliser ces émissions par l’investissement dans des projets d’énergie renouvelable qui n’émettent pas de GES (éolien ou solaire). On peut aussi investir dans les économies d’énergie : moins d’énergie consommée veut dire moins de GES.

La carboneutralité du festival est rendue possible cette année encore grâce à la contribution de Rio Tinto Alcan. C’est cette compagnie qui avance les fonds nécessaires aux investissements en énergie renouvelable ou en efficacité énergétique. Le siège social international de Rio Tinto Alcan est à Montréal et la chef de la direction du groupe, Jacynthe Côté, est québécoise.

Pour acheter ses «compensations de carbone», Rio Tinto Alcan s’est adjoint un autre partenaire québécois, soit l’organisme Planetair. Planetair est un service à but non lucratif qui vise à aider les individus, les entreprises et les institutions à réduire leur empreinte climatique.

Planetair est géré par le Centre international Unisféra, un centre de recherche et de conseil montréalais qui travaille pour l’avancement du développement durable au Canada et partout dans le monde. Planetair offre des compensations de carbone qui sont qualifiées «gold standard», ce qui veut dire que les projets qui supportent les compensations doivent répondre à des critères rigoureux, puis être validés et certifiés par des tierces parties indépendantes.

Certains analystes critiquent les compensations carbone parce qu’elles permettraient de se racheter pour nos péchés carbone. Il faut admettre que cela peut être vrai dans de nombreuses circonstances.  Mais dans le cas du Festival, on ne peut tout de même pas demander aux artistes de rester chez eux et de ne pas prendre l’avion pour réduire leurs émissions! Dans ces circonstances, la compensation des émissions s’impose.

Vous pouvez aussi suivre Steven Guilbeault sur Twitter à @s_guilbeault

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