Encore beaucoup de pain sur la planche pour Turcot
Je ne vous apprendrai probablement rien en vous disant que je ne suis pas un fan du ministre des Transports, Sam Hamad. Je dis bien le ministre, pas la personne, puisque je ne connais pas
M. Hamad personnellement. Le ministre Hamad va toujours rester pour moi le grand défenseur du projet du Suroît, une monumentale erreur de Québec qui a heureusement été évitée grâce à la mobilisation citoyenne.
C’est peut-être pourquoi j’ai été si surpris d’avoir un coup de fil d’une amie qui m’a dit la semaine dernière : «Ç’a l’air que tu as donné ta bénédiction au projet Turcot?» D’abord, n’en déplaise à Jacques Brassard (ancien ministre du Parti québécois), je ne suis ni un prêtre, ni un cardinal, et encore moins un pape; je ne donne pas de bénédiction. J’analyse des projets et j’en évalue le mérite. Je communique par la suite mon avis sur différentes tribunes, notamment par le biais de cette chronique.
Ensuite, comme le projet Turcot est maintenant appuyé, entre autres, par un ministre qui a eu des points de vue farouchement opposés aux miens dans le passé, je l’ai analysé avec encore plus de méfiance que je ne le ferais normalement. Venons-en donc à l’annonce faite cette semaine. Que peut-on en retenir? Parmi les points positifs, notons la conversion d’une voie existante entièrement dédiée au transport collectif, la requalification de Ville-Marie à l’est en route nationale avec diminution de la vitesse et rétrécissement des voies, l’intégration des emprises pour la navette ferroviaire et un futur tramway vers Lachine et LaSalle, ainsi que de nombreuses mesures de transport collectif à être implantées durant les travaux.
Ces éléments ont été salués par le Réseau des Ingénieurs du Québec, et même par le Parti québécois. D’un autre côté, force est d’admettre qu’il reste encore beaucoup de travail à faire. Notamment en ce qui concerne l’affirmation du ministre Hamad comme quoi il n’y a toujours pas de réduction du nombre de voitures. De plus, rien ne nous garantit que le réseau de tramways vers l’ouest et la navette ferroviaire vers Dorval verront réellement le jour.
Les points positifs du projet Turcot
- Capacité automobile. La conversion d’une voie existante entièrement dédiée au transport collectif qui permettra de réduire la capacité automobile à l’ouest de l’échangeur de 15 à 25 %.
- Circulation. À l’est, la requalification de Ville-Marie en route nationale avec diminution de la vitesse et rétrécissement des voies.
- Transport collectif. L’intégration des emprises pour la navette ferroviaire et un futur tramway vers Lachine et LaSalle.
- Mesures au cours des travaux. De nombreuses mesures de transport collectif à être implantées durant les travaux.