Michel Labrecque: Un salaire controversé

Un article récent publié par La Presse titrait «Le président coûtera plus cher à la STM». Ce n’est pas la première fois que les médias s’en prennent ainsi par la bande à la Société de transport de Montréal ou au nouveau président de son conseil d’administration, Michel Labrecque.

Au Québec, la STM est le huitième employeur en importance; plus de 10 000 personnes y travaillent. En outre, elle  est responsable de 1,2 millions de déplacements chaque jour à Montréal. Son rôle stratégique dans la mise en place de transports en commun de qualité commande que son président soit payé adéquatement.

L’article en question débutait ainsi : «Avec son salaire annuel de 120 000 $, Michel Labrecque coûtera quatre fois plus cher à la STM en 2010». Évidemment, nous sommes ainsi portés à croire que M. Labrecque bénéficiera d’une augmentation faramineuse. En lisant bien attentivement, on apprend toutefois que le salaire de M. Labrecque était de 134 280 $ en 2009, mais que ce salaire était en partie couvert par ses honoraires d’élu municipal. En 2010, il sera de 120 000 $, régime de retraite en sus, mais comme M. Labrecque n’est plus un élu, ce salaire est entièrement assumé par la STM.

En 2009, Michel Labrecque travaillait pour la STM à raison de 20 heures par semaine. En 2010, c’est en moyenne 60 heures qu’il consacrera hebdomadairement à la Société de transport.

Salaire et déficit
L’article de La Presse poursuit : «En dévoilant son budget le mois dernier, la STM a annoncé qu’elle bouclerait l’année 2010 avec un déficit de 40 M$.» L’article suggère donc un lien entre le déficit de la STM et le salaire du président. Est-ce vraiment le cas? L’augmentation de salaire du président de la STM représente 0,00225 % du déficit!

On sait que le gouvernement du Québec consacre moins d’argent aux transports en commun que d’autres provinces canadiennes : en 2007, 40 $ par habitant, contre 150 $ pour la Colombie-Britannique, 105 $ pour l’Ontario et 60 $ pour l’Alberta. La STM est un maillon déterminant du transport et de toute la stratégie de lutte aux GES au Québec. Elle mérite d’avoir les moyens de ses ambitions, incluant le salaire de son président.

Lire aussi l’article : Salaire du président de la STM: Les chauffeurs d’autobus en colère.

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