Wake Up America!
C’est pas moi qui le dis, c’est Miley Cyrus – aussi connue sous le nom de Hannah Montana, fille de Billy Ray Cyrus et nouvelle coqueluche de Disney. Si, comme moi, vous avez une fille préadolescente, vous savez de qui il s’agit. Wake Up America est le titre d’une chanson tirée d’un album récent de la jeune star; cette pièce vise à sensibiliser ceux qui l’écoutent aux problématiques environnementales, notamment celle des changements climatiques. Hannah Montana tient à rappeler à ses contemporains que, si nous ne nous prenons pas en main collectivement, ce sont les enfants qui vont devoir nettoyer notre merdier.
Phénomène de mode? Peut-être. Pourtant, un autre hit américain semble me donner raison; il s’agit du film Avatar, du Canadien James Cameron. Le scénario se résume à peu près à ceci : les humains, après avoir exploité à outrance l’ensemble des ressources naturelles de la Terre, doivent aller en chercher de nouvelles ailleurs; mais cet ailleurs est habité par des créatures humanoïdes vivant dans le respect de la nature. Ils ont ce message pour nous : «Vous avez bousillé votre planète, ne touchez pas à la nôtre!»
Bilan de la décennie
Je vous parle de tout ça en réaction aux bilans de l’année 2009 et de la dernière décennie, aux
analyses de Copenhague et aux affirmations de plusieurs selon lesquelles la population serait lasse d’entendre parler d’environnement. Certains analystes parlent même d’un grave déclin de la place de l’environnement dans les médias : ayant trôné au premier rang des priorités de la population canadienne de 2006 à 2008, il se situe maintenant en 3e ou 4e place… C’est oublier que durant la crise économique des années 1990, l’environnement, qui faisait alors également partie des priorités, avait complètement disparu de l’écran radar.
Je pense que la tendance lourde, c’est que l’environnement n’est plus le thème marginal qu’il a été des années 1970 aux années 1990 et que nous assistons à une véritable prise de conscience. Cependant, il reste du chemin à faire, et le temps presse. Alors, réveillons-nous vite!