Copenhague: Nos leaders ont failli à la tâche
Copenhague devait être un moment historique où les grands de ce monde avaient rendez-vous avec l’Histoire afin d’adopter une nouvelle loi internationale visant la réduction des émissions de GES. Hélas, ce rendez-vous a été raté. Il y a bien eu entente à Copenhague, mais celle-ci visait surtout à sauver la face plutôt qu’à sauver la planète.
Au moment d’annoncer qu’il avait concocté cette entente avec la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud, même Barak Obama parlera d’une entente «insuffisante». Cette entente ne contient aucun objectif de réduction légalement contraignant pour les pays développés. Ces derniers pourront donc choisir leur propre objectif de réduction plutôt que de s’inspirer de ce que la science demande. L’accord reprend pourtant bien à son compte l’objectif de limiter l’augmentation des températures planétaires à tout au plus 2 oC d’ici 2100, mais sans plan de match. L’Accord de Copenhague n’est pourtant pas dépourvu d’intérêt puisque, pour la toute première fois, les grands pays émergents que sont la Chine, l’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud ont accepté de soumettre des objectifs de réduction de GES.
Une réussite populaire
Il faut maintenant terminer le travail inachevé à Copenhague et se donner un plan de match tel que les négociateurs devront retourner à la table et accoucher d’une entente contraignante dans les meilleurs délais. Là où Copenhague a été un succès retentissant et historique, c’est au niveau de la participation du public. Imaginez un peu : une pétition signée par plus de 10 millions de personnes a été présentée la première journée de la conférence.
À Québec, 25 000 cartes postales ont été envoyées aux députés conservateurs de la région pour exiger une action plus musclée du fédéral. Sans cette pression du public, jamais nos leaders ne se seraient déplacés à Copenhague. Et, bien qu’ils aient failli, nous avons bâti ensemble un mouvement qui nous permettra inévitablement de relever le défi.