Le monde se mobilise à Copenhague

C’est au lendemain d’une manifestation haute en couleur que je vous écris cette chronique.
Pas moins de 50 000 personnes ont joyeusement défilé samedi dans la capitale danoise pour exiger des «politiques» qu’ils fassent le nécessaire en vue d’en arriver à un accord costaud pour juguler les changements climatiques. Il y avait des Africains, des Asiatiques, des Latino-Américains aussi bien que des Australiens et des Néo-Zélandais. Une vraie petite ONU, quoi!

En parallèle, sur les cinq continents, il y a eu plus de 3 000 vigiles qui réclamaient aussi un accord contraignant. À Montréal, quelques centaines de personnes se sont rassemblées pour «sauver le père Noël». À Québec, les manifestants ont fait parvenir aux députés fédéraux conservateurs de la région quelque 25 000 cartes postales leur demandant d’agir dans ce sens. Un rassemblement s’est également tenu à Saguenay. 

Les ministres de l’Environ-nement ont commencé à arriver à Copenhague. Plus tard cette semaine, ce seront les chefs d’État qui y débarqueront pour participer à la phase cruciale des négociations. On attend pas moins d’une centaine des plus hauts dirigeants du monde. À Kyoto, il y a 12 ans, il n’y en avait aucun. Une proposition officielle élabore la semaine dernière sera soumise aux ministres et ensuite aux chefs d’État.

De bon augure
Bonne nouvelle : un texte propose, comme l’une des options envisagées, de limiter les hausses de température à 1,5 oC d’ici 2100. Jamais jusqu’ici un texte officiel n’a évoqué si clairement cet objectif de 1,5 oC! C’est pourtant celui qu’il faudrait viser pour éviter un emballement incontrôlable du réchauffement. Yvo de Boer, le plus haut responsable de l’ONU à cette conférence, a déclaré que le protocole de Kyoto «va survivre et doit survivre». Il s’agit là d’une réponse diplomatique, certes, mais sans équivoque pour ceux qui voudraient faire place nette dans le but de se débarrasser des obligations contractées en signant Kyoto. C’est malheureusement le cas du Canada.

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