Ce qui doit être accompli à la Conférence de Copenhague
Les pays riches devraient viser une réduction de leurs émissions de GES de l’ordre de 25 à 40 % d’ici 2020, par rapport aux émissions de 1990. En ce qui concerne les pays plus pauvres, sous le régime du protocole de Kyoto, ils n’avaient aucune obligation. Dorénavant, les grands pays émergents – Chine, Inde, Brésil – devront mettre l’épaule à la roue et ralentir la progression de leurs émissions.
Tous conviennent que les pays riches devront aider les moins nantis à se doter d’énergies faiblement émettrices de GES; ces derniers pourront ainsi rattraper leur «retard de développement» sans aggraver la situation climatique. Le premier ministre britannique évalue cette aide nécessaire à 100 G$ par année pour la période 2012 à 2020.
Ce qui est sur la table
Les engagements des pays riches représentent jusqu’ici des réductions de 13 à 19 % de leurs émissions d’ici 2020, toujours sur la base de 1990. L’Union européenne s’est engagée à une baisse de 20 %, 30 % si les nations riches hors de l’Europe prennent des engagements ambitieux. La Suède vise une réduction de 40 % et le Japon a haussé son objectif à -25 %.
D’ici 2020, la Chine est prête à réduire de 40 à 45 % l’intensité carbone de son économie. Le Brésil entend réduire la déforestation de l’Amazonie de 80 % d’ici 2020, réduisant ainsi radicalement la progression de ses émissions. L’Inde s’est également engagée à réduire de 20 à 25 % l’intensité carbone de son économie. Il y a loin de la coupe aux lèvres, mais le processus est en marche et s’intensifie. On vient d’apprendre qu’Obama, contrairement à ce qui était annoncé, participera au stade crucial de la négociation. Ça promet!