La qualité des repas remise en cause

Plusieurs locataires du Manoir Anjou, qui paient 202 $ par mois de plus pour avoir droit à un service de repas quotidien (dîner ou souper), estiment qu’ils sont loin d’en avoir pour leur argent. La qualité des repas servis est souvent remise en cause par les résidents.

Une pétition comprenant une quarantaine de noms, alors que l’immeuble comprend 78 logements, a été déposée auprès du secteur Est de l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) pour réclamer que des améliorations soient apportées.

Le document a été envoyé au mois de juillet dernier et depuis la situation est demeurée sensiblement la même.

« Les repas ne sont pas bons. La nourriture n’a pas de goût et tout est froid. Avant nous avions une cuisinière qui faisait un très bon travail. Elle est partie à la retraite et depuis, la qualité des repas laisse à désirer. Il y a un grand roulement de personnes dans la cuisine, mais ça n’a pas amélioré les choses », d’indiquer divers locataires qui préfèrent garder l’anonymat.

L’appartement des résidents comprend deux ronds de cuisson et un micro-ondes. Plusieurs se débrouillent avec les moyens du bord pour se nourrir par eux-mêmes. Ils préfèrent se faire des sandwiches dans leur chambre plutôt que de descendre à la salle à manger.

Mais qu’ils utilisent ou non le service de repas, ils doivent tout de même acquitter la facture. Le 202 $ par mois est obligatoire pour tous et il fait l’objet d’une clause dans le bail de location.

« Chaque semaine, nous faisons notre épicerie pour nous nourrir et faire nos propres repas. Au bout du compte, la facture est salée et ça nous coûte cher pour un service que nous n’utilisons qu’à l’occasion », mentionnent des résidents.

Ces derniers ne souhaitent pas manger des filets mignons. Ils veulent seulement une alimentation saine.

« Ce n’est pas la composition des repas ou le choix du menu le problème, c’est le produit qui est dans notre assiette. La nourriture est crue ou brûlée. Les poubelles sont toujours pleines! »

Interrogé par « Le Flambeau », l’OMHM explique que le volet alimentaire du Manoir Anjou est géré par le Regroupement des organismes et des citoyens et citoyennes humanitaires d’Anjou (ROCHA), une table de concertation intersectorielle et multiréseaux.

L’OMHM confirme avoir reçu la pétition des résidents du Manoir Anjou, mais n’est pas en mesure d’expliquer pourquoi les signataires n’ont pas reçu de nouvelles après tout ce temps (trois mois plus tard).

Cette semaine, une rencontre est prévue entre l’OMHM, le ROCHA et les locataires. La nourriture sera l’un des sujets abordés.

Repas

« Le Flambeau » est allé dîner à la salle à manger du Manoir Anjou pour avoir une meilleure idée de la nourriture servie aux résidents.

Lors de notre passage, le 7 novembre dernier, le menu du jour était composé d’une crème de tomate ou d’un jus de tomate; d’une salade du chef ou de choux (au choix); de foie de veau et bacon comme plat principal; alors que pour le dessert les gens avaient le choix entre des muffins, un gâteau renversé aux pêches, des fruits ou du yogourt.

De manière générale, la température des aliments faisait défaut. Tout était froid. Pas de danger de se brûler.

La soupe était moins que tiède. La cuisson du foie de veau était adéquate. La sauce et les légumes accompagnant le tout étaient froids. Le goût du dessert et de la salade de choux étaient corrects.

Autour de nous, plusieurs personnes qui avaient commandé des portions réduites n’ont pris que quelques bouchées de leur plat principal avant que le contenu de leur assiette ne se retrouve à la poubelle.

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