Des contraventions à profusion sur Louis-H.-Lafontaine
Le 14 janvier, entre 9 h et 9 h 30, une auto-patrouille garée le long de la rue Grenache, surveille particulièrement les conducteurs circulant sur le boulevard Louis-H.-Lafontaine en direction nord.
Les policiers interceptent alors trois automobilistes.
Deux jours plus tard, soit le 16 janvier, le manège se répète. Cette fois, les agents sont garés sur la rue Minicut et interceptent les automobilistes circulant sur le boulevard Louis-H.-Lafontaine en direction sud.
Encore une fois, lors de notre passage, entre 8 h 45 et 9 h 15, trois automobilistes reçoivent un constat d’infraction. Tous relativement à la vitesse.
Les conducteurs sont-ils si délinquants (sur le boulevard Louis-H.-Lafontaine) ou s’agit-il d’un endroit de prédilection pour mener des opérations radars?
« Depuis le début de la nouvelle année, nous sommes très présents dans ce secteur. Une élève du collège Anjou a été frappée il y a quelques semaines à peine (décembre 2013).
« Nous interceptons régulièrement des automobilistes qui circulent à plus de 70 km/h et même à 90 km/h, alors que la limite de vitesse est de 50 km/h. Et ce, dans les deux directions, peu importe le flot du trafic », répond Geneviève Brissette, agente de la circulation au poste de quartier 46.
La policière ajoute aussi que les propriétaires des commerces qui ont leur entrée le long du boulevard Louis-H.-Lafontaine se plaignent régulièrement que leurs clients ou employés ne peuvent entrer ou sortir aisément à cause de la vitesse excessive.
Elle avoue ne pas agir par plaisir, mais plutôt parce qu’il y a matière à intervenir. Bon an mal an, il se produit plusieurs accidents ou accrochages sur la partie angevine du boulevard Louis-H.-Lafontaine (voir texte de la une).
Le directeur du collège Anjou, Luc Plante, ne se plaint pas de la présence policière dans le secteur. Bien au contraire.
« J’ai interpellé les services publics de l’arrondissement à plusieurs reprises pour sécuriser les alentours du collège. J’ai notamment demandé une présence accrue des policiers. Je suis content de les voir fréquemment. »
La « liste d’épicerie » du directeur comprend aussi l’installation d’un indicateur de vitesse pour sensibiliser les automobilistes, de même que des lampadaires (Minicut et Renaude-Lapointe).
Des gestes qui amélioreraient grandement la sécurité dans le secteur, croit M. Plante.