Est-ce que la population est prête en cas d'accident industriel?
Dans le stationnement du centre commercial situé à l’intersection des rues Sherbrooke et Jacques-Porlier, toujours dans la zone d’impact, mais à l’extrémité de celle-ci, la sirène était à peine perceptible. Toutes les personnes interrogées vaquaient à leurs occupations comme si de rien n’était.
Il aura fallu l’intervention du journaliste et du photographe du Flambeau (qui étaient au courant du test) auprès des gens pour que ceux-ci soient sensibilisés.
Au moins un autre résident, celui-là habitant rue Georges-V, donc encore plus près de la sirène a écrit au Flambeau.
« De chez moi, les fenêtres fermées, comme c’est le cas l’hiver, on entend presque rien. S’il y avait eu de la musique dans la maison, que j’étais en train de communiquer sur le Web (audio) ou que n’importe quel appareil avait fonctionné dans la maison, je n’aurais rien entendu. Quelqu’un qui dort ne se réveillera pas! », a écrit le citoyen.
Sur le plan logistique, le test a permis de confirmer le bon fonctionnement des équipements. La Ville de Montréal rappelle aux citoyens que lorsque la sirène crie, tout le monde doit se mettre à l’abri.
À la maison, les gens doivent s’isoler dans une pièce. Pour les personnes à l’extérieur, il faut s’abriter rapidement dans l’endroit clos le plus près.
Il faut prendre soin de bien fermer les portes et les fenêtres et arrêter la ventilation. Les trous d’aération doivent être bouchés avec des chiffons. Les citoyens ne doivent pas rester à proximité des portes et des fenêtres.
Les « sinistrés » doivent allumer la radio afin d’écouter les consignes dictées par les autorités et appliquer ces consignes en attendant d’avoir plus d’information.
Les parents ne doivent pas aller chercher leurs enfants à l’école. Les enseignants aviseront les élèves des consignes de sécurité à suivre.
Et il faut éviter d’utiliser le téléphone afin de ne pas engorger les lignes, elles sont essentielles aux secours.