L'OMHM tarde à intervenir
À la suite de plaintes des résidents du Manoir Anjou auprès du secteur Est de l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM), le gestionnaire de l’immeuble, relativement à la qualité de la nourriture servie, les plaignants ont hâte que la situation s’améliore.
L’OMHM a pourtant été mise au parfum en juillet dernier, par le biais d’une pétition en bonne et due forme des locataires. Les délais de traitement habituels dans ce dossier sont largement dépassés. La patience des résidents est donc mise à lourde épreuve.
« Habituellement, il faut compter 20 jours ouvrables avant que les plaignants ne soient informés des suites à donner à un dossier. Lorsque la personne chargée de l’analyse du dossier sait que ce sera plus long, elle prend généralement la peine de contacter les plaignants pour les en aviser. Dans ce cas-ci, je ne sais pas pourquoi cela ne s’est pas passé ainsi », indique Nicole Alpert, chargée de communication à l’OMHM.
Pourtant, les instigateurs de la pétition ont appelé à quelques reprises au bureau Est de l’OMHM. Trois mois plus tard, la situation est toujours la même.
« On nous a dit que la pétition serait remise aux personnes responsables du dossier, mais ça ne bouge pas vite. Nous avons beaucoup de difficultés à obtenir des réponses », déplorent des signataires de la pétition.
Questionnée, Marie-Michèle Mondor, directrice générale par intérim du Regroupement des organismes et des citoyens et citoyennes humanitaires d’Anjou (ROCHA), dont l’organisme supervise le volet alimentaire du Manoir Anjou, se dit étonnée.
« Je suis surprise. Je n’étais pas au courant de la pétition, assure-t-elle. L’an dernier, nous avons fait un sondage pour mesurer la satisfaction des gens et les résultats étaient positifs.
« Cet été, le taux de satisfaction a été moins élevé, mais depuis le mois de septembre, je pensais que la situation était rentrée dans l’ordre. »
Mme Mondor explique que les menus sont élaborés par un comité depuis mars 2012. Du personnel de la cuisine et du ROCHA, ainsi que des résidents font partie de ce comité. Le travail se fait en collaboration entre les divers partenaires.
Elle admet qu’il y a eu beaucoup de roulement dans le personnel de la cuisine.
« Des petits ajustements sont peut-être nécessaires. Mais encore faut-il que l’on soit mis au courant pour pouvoir agir. »
Mme Mondor affirme qu’un suivi sera fait et que la satisfaction des résidents est une priorité.