Des automobilistes ragent
Daniel Richer est l’un d’entre eux. Le 11 février, un peu avant 10 h, l’automobiliste circule sur le boulevard Louis-H.-Lafontaine. Des policiers postés en retrait à l’intersection du boulevard Louis-H.-Lafontaine et de la rue Minicut l’interceptent.
Les agents l’informent qu’il roulait à 73 km/h dans une zone de 50 km/h et retournent à leur voiture pour rédiger le constat d’infraction.
Sceptique, M. Richer débarque de sa voiture pour aller discuter avec les policiers. Il leur demande à voir la vitesse indiquée sur le radar. Ceux-ci refusent en lui mentionnant qu’ils sont des agents d’expérience, avant de remonter sèchement la fenêtre de leur autopatrouille. L’automobiliste retourne alors à sa voiture.
L’un des policiers revient en directionde M. Richer pour lui remettre, ce qu’il croyait être un constat d’infraction, mais surprise, il en reçoit deux.
Un premier pour son excès de vitesse, de 115 $, et un second parce que sa plaque d’immatriculation est illisible. L’amende reçue pour cette infraction est de 57 $.
Avant de retourner en direction de son autopatrouille, l’agent Arsenault somme M. Richer de nettoyer immédiatement sa plaque d’immatriculation. Celui-ci s’exécute en prenant un peu de neige pour le faire. C’est la première fois que l’automobiliste reçoit un constat d’infraction pour une plaque d’immatriculation illisible.
« Je n’en reviens pas. Je sais qu’il y a un tel règlement, mais je pense que le policier aurait simplement pu m’avertir, sans en ajouter davantage. Je ne connais personne dans mon entourage qui a reçu une telle contravention », indique-t-il.
À cette période-ci de l’année, avec la neige, le sel et le calcium, il y a fort à parier que de nombreuses plaques d’immatriculation sont illisibles, et pourtant, rares sont les citoyens qui reçoivent un tel constat d’infraction.
Pour l’automobiliste, il ne fait aucun doute que les policiers ont des quotas de tickets à atteindre. Et le boulevard Louis-H.-Lafontaine est une « trappe à tickets » où il est facile d’en distribuer.
« Tous les jours de la semaine, les policiers sont dissimulés dans le secteur, fait remarquer M. Richer. Lorsqu’ils m’ont intercepté, il y avait zéro trafic. Il n’y avait qu’un camion qui me suivait à bonne distance. Je trouve que les policiers exagèrent. »
M. Richer a l’intention de contester ses deux constats d’infraction.
Un commentaire laissé sur notre site Internet par un lecteur est également sans équivoque sur la perception qu’il a des policiers dans ce secteur.
L’automobiliste affirme avoir été victime de ce qu’il appelle également une « trappe à tickets », lui qui roulait selon les limites de vitesse, selon ses dires.
Après avoir fait le plein d’essence à une station-service Shell du boulevard Louis-H.-Lafontaine, l’automobiliste a voulu reprendre la voie de circulation du centre. Il n’a toutefois pas eu le temps de le faire, puisqu’une autopatrouille circulait dans cette voie en changeant sa vitesse de sorte que l’intention de l’automobiliste de changer de voie vers la gauche a été hésitante. Il a dû demeurer dans la voie de droite durant quelques minutes (à cause de l’autopatrouille).
La voie de droite étant réservée aux transports collectifs, il a été intercepté par le policier et a reçu un constat d’infraction d’environ 170 $.
« Leur bla-bla de protection des limites de vitesse ne me convainc pas du contraire de leur vil intérêt à coincer n’importe qui ayant une apparence de délit et les policiers savent agir de mauvaise foi avec des apparences de justice… », écrit-il dans son commentaire.