Paulina Ayala dénonce la coupe d'arbres prévue par Hydro-Québec

La députée néo-démocrate d’Honoré-Mercier, Paulina Ayala, apporte son soutien complet au Comité de défense des arbres d’Anjou. Elle est choquée de constater que les efforts des communautés pour préserver et développer leurs espaces naturels puissent encore être contrecarrés si cavalièrement.

« Lorsque les représentants du comité sont venus me rencontrer, je n’en revenais tout simplement pas. Tandis qu’il y a une réelle mobilisation des citoyens, des organismes et des municipalités afin de verdir leur ville, une entreprise passe derrière et abat le patrimoine naturel des Angevins », déclare-t-elle.

Mme Ayala est l’actuelle porte-parole d’un projet de loi qu’elle a déposé au parlement canadien ce printemps et qui prévoit une stratégie nationale de diminution des effets négatifs des îlots de chaleur.

Elle rappelle qu’elle s’est inspirée des efforts tels que ceux proposés par l’arrondissement d’Anjou dans son Plan local de développement durable, pour développer son projet de loi. Elle salue d’ailleurs la prompte réaction des élus de l’arrondissement dans ce dossier.

« Au lendemain de l’élection de 2011, lors du Forum aménagement et environnement de la Pointe-de-l’île, j’ai été alertée sur le fait que l’est de Montréal est particulièrement touché par les effets des îlots de chaleur.

« Le projet de loi que je propose est une réponse cohérente au problème. L’abattage de près de 200 arbres qui longent l’autoroute 25, qui créent une barrière naturelle contre la pollution générée par des milliers de voitures chaque jour, est plutôt perçu comme un affront. Espérons un simple manque de jugement qui sera rapidement corrigé », ajoute Mme Ayala.

La députée fédérale est consciente qu’elle n’a pas le dernier mot sur les actions d’Hydro-Québec, mais elle promet qu’elle et son équipe aideront le Comité de défense des arbres d’Anjou.

« Ce sont les citoyens qui font changer les choses. Nous, les politiciens, nous ne faisons que les soutenir dans leur mobilisation. Et lorsque toute une communauté en arrive à un consensus, nous devons prendre acte », annonce la députée, qui est bien déterminée à ne pas passer sous silence la décision insensée d’Hydro-Québec.

« Il faut planter environ 100 arbustes pour remplacer un arbre mature. La coupe prévue au cœur d’Anjou nécessitera la plantation de 20 000 nouveaux arbres afin d’avoir un impact nul sur la santé publique. Croyez-vous vraiment que c’est ce qui va arriver? », demande la députée néo-démocrate.

Hydro-Québec rappelle que les travaux prévus à proximité de sa ligne de haute tension à Anjou sont nécessaires pour assurer la sécurité des gens.

« Peut-on remplacer certaines essences d’arbres par d’autres de faible hauteur? C’est ce que nous regardons », confirme Jean-Philippe Rousseau, porte-parole d’Hydro-Québec.

La société d’État et la Ville de Montréal ont décrété un moratoire sur la coupe d’arbres, autant dans le dossier concernant l’arrondissement d’Anjou que sur l’ensemble du territoire de la ville, jusqu’à ce que les deux parties s’entendent sur une nouvelle façon de faire.

« Dans le cas où la sécurité des citoyens est en cause, nous comprenons qu’il faut agir. Nous négocions avec Hydro-Québec pour obtenir une contrepartie à la coupe d’arbres », indique Réal Ménard, responsable du développement durable, de l’environnement, des grands parcs et des espaces verts au comité exécutif de la Ville de Montréal.

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