Une famille de sept enfants à la rue

Près de trois semaines après l’incendie de leur appartement de la rue Mousseau, à Anjou, une famille de sept enfants se retrouve toujours sans toit permanent.

Depuis le sinistre, les parents font des pieds et des mains pour se reloger, mais sans succès. Les logements disponibles pour accueillir neuf personnes sont rares. Quand un grand logement est libre, le nombre d’enfants pose souvent problème aux locateurs.

La mère de famille a bien cru trouver l’endroit tant espéré, mais lorsqu’elle a mentionné le nombre d’enfants, l’appartement n’était soudainement plus disponible.

Entretemps, ils sont donc hébergés dans les résidences des YMCA du Québec, dans l’ouest de Montréal, qui accueillent temporairement des réfugiés, des demandeurs d’asile nouvellement arrivés au Canada, des citoyens de Montréal sans logis, ainsi que des Inuits en provenance du Grand Nord québécois venus à Montréal pour recevoir des soins de santé. Un environnement hétéroclite pour des enfants âgés de 13, 11, 9, 8, 5, 3 et 1 ½ ans.

Chaque matin, c’est la course contre la montre pour que tous les jeunes arrivent à l’école à l’heure. Dès 5 h, le branle-bas de combat d’une longue journée commence pour les parents.

Sans famille au pays, les Sokamte sont au Canada depuis août 2012 seulement, ils doivent frapper à plusieurs portes pour obtenir de l’accompagnement et un coup de pouce. Les démarches se multiplient pour trouver un toit, des vêtements, transporter les enfants à l’école, aller les chercher à la fin des classes, les repas, etc. Cela demande beaucoup d’organisation.

Au Cameroun, leur pays d’origine, le père était enseignant en mathématiques. Ici, il est aux études pour obtenir les équivalences nécessaires qui lui permettront d’enseigner de nouveau. La mère demeure au foyer pour prendre soin des enfants.

Un appel à la générosité entendue

Touchés par le drame, les enseignants de l’école Saint-Joseph, celle que les plus jeunes fréquentent, se sont mobilisés. Plusieurs articles de première nécessité ont ainsi été recueillis.

L’enseignante Stéphanie Dubois a lancé un appel à la générosité sur les ondes d’une station de radio et celui-ci a été entendu.

Les dons et commandites ont permis de recueillir une somme équivalant à un loyer de 800 $ mensuellement pour une période de 14 mois, de défrayer les coûts d’une assurance habitation pour un an, en plus de recueillir divers articles utilitaires.

Mais encore faut-il que la famille puisse trouver un endroit où habiter.

Les personnes qui souhaitent donner un coup de pouce à la famille Sokamte peuvent contacter l’école Saint-Joseph au 514 351-1360.

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